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J’assiste à un concert scolaire à l’UBU, car c’est ça aussi les Transmusicales, c’est faire découvrir des artistes présents le soir sur scène à des enfants dans l’après midi. J’aurai donc droit à une mauvaise leçon de politique à des jeunes de 7-8 ans qui n’y comprennent pas grand chose à l’écologie ni à l’indépendance de l’île de La Réunion. Le Groupe Tiloun (de l’île de La Réunion donc) joue un son qui balance entre maloya et suit les traces de Danyel Waro. Mais malgré leur bonne humeur, le chanteur se laisse donc aller à des propos politiques et n’hésite pas à engueuler les pauvres enfants qui discutaient, pas très sympa l’ancien animateur…

Enchanted Wood

Enchanted Wood

 

Je rejoins l’étage pour assister au concert de The Same Old Band, qui joue un rock très très intéressant au moins sur scène. Puis c’est au tour de The Enchanted Wood, que j’avais déjà pu voir sur scène en première partie de And Also The Trees, très bon groupe constitué de très bons musiciens, ça joue bien, c’est envoûtant, entre un Nick Cave période Birthday Party, et un Tom Waits à la campagne.

 

The Meridian Brothers

The Meridian Brothers

Retour au parc expo, ce soir c’est trois halls qui sont ouverts et le clou de la soirée est le Belge Stromae. Il avait fait une résidence il y a deux ans pendant les transmusicales pour préparer sa première scène et il revient avec un album qui cartonne, c’est peu de le dire. Mais la soirée commence par EdithPresley en Dj dans le hall 3 qui a la chance d’ouvrir pour The Skins, groupe de post adolescents (entre 13 et 19 ans) composé de deux soeurs au chant et à la basse, et de leur frère à la batterie. Avec des copains à la guitare, le groupe envoie un rock vitaminé entre blues, punk et soul, les petits frères des Bell Rays, ça envoie sévère et le public apprécie le spectacle ! Michael Paskalev suivra sur la scène et aura du mal à faire rester le public malgré sa musique tendant vers la soul, rythm’n’blues anglaise. Ca repart dans le rock garage avec les Jacuzzi Boys, originaires de Floride. Le trio sait y faire. Jack White a eu le nez creux en produisant leur dernier album. Le dernier groupe à jouer dans le hall 3 est Mozes & the first born, qu’on peut traduire littéralement par Moïse et le premier né. Par contre pas de musique sainte, le quatuor hollandais reste dans le style des Jacuzzi Boys avec les cheveux en plus. Du rock garage, du rock sixties comme l’autre pays du fromage n’a sans doute jamais vraiment été habitué à écouter.

 

Stromae

Stromae

Au hall 4 pendant ce temps ce sont les allemands de Oum Shatt qui ouvrent après le Dj de la soirée Dj Prosper. Oum Shatt trio berlinois coincé quelque part entre The Monochrome Set et Django Django, envoie une pop sortie de nulle part. Suit Le Vasco, groupe parisien malgré leur nom qui veut dire basque en espagnol. Entre electro, trip hop, rock et hip hop, le concert est plaisant et l’énergie de la chanteuse plaît au public. Meridian Brother suit sur la scène et c’est un changement de ton, plus vers le sud comme le nom l’indique. Ablis Álvarez chanteur et multi instrumentiste est une sorte de Beck Latino. Melt Yourself Down, le nom du groupe tiré d’un album de James Chance, donne déjà une petite idée sur ce qui va se produire sur scène, et du saxo, du funk blanc, et toute une mixture de sons divers et variés. Scénographie léchée pour Public Service Broadcasting, écrans, pupitres, le trio batterie, machines, banjo donne à entendre une musique hypnotique, constituée de captures d’émissions de radio de la BBC, mélangées avec du son vintage et des « vrais » instruments. Pour finir, on a attendu pour voir ce que pouvait être les Frikstailers, et en fait en arrivant devant la scène on se retrouve devant deux types et leurs ordinateurs dans une lumière proche de zéro et des lunettes éclairées. On se serait crus, pour ceux qui ont connu ça, avec des méchants d’une bd de Bob Morane. Musicalement c’est de l’électro passe partout…

Le Vasco-1

Le Vasco

Je ne verrai pas Jeremy Labelle, Dj réunionnais qui ouvre le hall 9 devant une salle qui se remplit avec le public qui ne veut pas louper Stromae et qui a peur de ne pas pouvoir faire partie des 7000 spectateurs qui pourront assister à l’évènement. Nova Heart, une chanteuse chinoise d’origine californienne, accompagnée par guitare basse batterie, joue une musique entre Giorgio Moroder et Chromatics, très belle présence sur scène, et une musique très intéressante. Suivra Les Gordon Dj rennais qui joue de l’électro que je ne définirai pas tellement, je n’y connais rien et je ne vois pas grande différence avec le reste des dj qui passeront dans le hall 9 durant le week end. Par contre, la salle se remplit de plus en plus. Puis c’est au tour de Stromae de faire son apparition sur scène sous les cris du public assez jeune et qui lui est complètement dévolu. Le dandy belge sait y faire, il s’installe tranquillement avec des morceaux repris par quasi toute la salle, la scénographie est aux petits oignons, belles images sur l’écran géant derrière lui, il se changera sur scène tout en continuant à chanter, les fans sont ravis, le public en général aussi, et j’admets être resté un peu bouche bée devant ce grand bonhomme et sa façon d’investir l’énorme scène. La soirée continue par Horse Meat Disco, des Dj qui font du disco, ça change un peu de l’électro, mais pas tant que ça en fait.

Nova Heart-1

Nova Heart

 

Du disco en veux tu en voilà, avec pour continuer dans cette veine E.S.C.O.R.T. emmenée par la chanteuse diva Adeline Michel et sa coupe afro de couleur orange du meilleur goût. Ca groove sévère, et c’est assez sympa. Suit Marcus Marr, de l’écurie DFA, encore un Dj qui joue devinez quoi ? The Crystal Ark pour finir la soirée ne me laissera pas grand souvenir, venus eux aussi de l’écurie DFA.

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