Démarrage à l’étage du liberté avec The Travellers, duo breton accompagné par un backing band, qui joue une musique pour Mods. Le groupe oscille entre The Sonics et le rythm’n’blues anglais.La chanteuse gemma a une voix envoûtante. Samba De La Muerte continuera l’après-midi, dans un style patachon, le groupe marche fort. Constitué d’un des membres des Concrete Knives, ça oscille entre la musique africaine et la pop, personnellement ça ne me touche pas mais alors pas du tout. Puis c’est la confirmation : Rhume. J’avais déjà entendu parler de ce petit groupe plus ou moins bordelais que certains comparaient à Fauve, mais en mieux. Bon ce n’est pas comparable, ça se situerait plutôt vers le Klub des Loosers ou Diabologum autant pour les textes à la hache ou la façon de les chanter, très bonne découverte. Dead, trio rennais, qui oscille entre Joy Division, Bauhaus, et ces grands noms de la « coldwave » ou post punk, font une musique qui n’a rien inventé mais ils le font très très bien, très bonne découverte aussi !

 

Dead

Dead

C’est LUZ, le rédacteur en chef et habitué des Transmusicales, qui ouvre la soirée en Dj set sur le hall 3. Entre des classiques punk, des reprises rock ou pas, du bonheur (pas d’éléctro). IVA G. MOSKOVICH et son groupe joue une pop guillerette et décomplexée, chouette mais ne me laissera pas un grand souvenir. Revenons aux guitares plus sèches avec Daughn Gibson nouveau chantre de la country velue, son album sorti chez Sub Pop, est d’ailleurs assez bizarre, il mêle une country avec des sons electro, sur scène aussi, mais le grand et beau brun reste intéressant en suiveur des Johnny Cash et divers.

Superets111-1

Superets.

Les Superets le suivront sur scène avec leur rock/pop. Les rennais moustachus et à rouflaquettes se la jouent un peu à la The Hives avec des chansons qui tiennent plus de Jaques Dutronc, un bon moment à ne pas prendre au sérieux. J’attendais beaucoup du duo Kid Karate, on m’avait dit beaucoup de bien des irlandais, que Jack White suivait de près. Mais bon, set simili garage, avec des bouts de synthé qui n’ont rien à faire là, c’est poussif, sans saveur, bref à oublier. Pour finir en beauté, les suisses de Velvet Two Stripes envahissent la scène à coups de riffs et de batterie qui claque. C’est un peu le foutoir, mais c’est du rock et le trio féminin sait envoyer le pâté, parfait pour finir la soirée.

 

Daughn Gibson

Daughn Gibson

Kosmo Pilot, DJ résident des Transmusicales, lance ses disques et j’attends de revoir Tiloun sur la grande scène pour voir s’il va se comporter avec un public adulte comme il a fait avec les enfants le vendredi à l’UBU. Pas du tout, il joue sa musique toujours entre Maloya et musique traditionnelles de La Réunion. Suivra sur scène un des groupes les plus attendus: DAKHABRAKHA d’Ukraine, le trio féminin et l’homme qui les accompagne sont tous professeurs ou savants et triturent la musique traditionnelle ukrainienne de belle façon, des voix hautes qui se répondent, un hautbois, des percussions, un petit moment de douceur avec des images sur grand écran des manifestations qui ont lieu dans leur pays.

Lonnie Holley

Lonnie Holley

 

Un clavier et un vieux monsieur noir derrière, c’est Lonnie Holley chanteur, sculpteur de l’Alabama, qui chante fort et trop haut à mon goût, ce n’est pas terrible et vraiment répétitif. Puis arrivent les Londoniens de Ibibio Sound Machine, originaires du Nigeria. Ca oscille entre musique africaine et électro londonienne, avec des incursions dans le rock. C’est vivant, bien joué et plaisant à voir. Passons sur l’autre continent avec A Tribe Called red. Depuis Ottawa les trois Dj amérindiens jouent avec les sonorités de leur pow wow traditionnel. Le Brésil revient en force avec Gang Do Electro. Ca oscille entre électro déjantée et musique brésilienne, ça danse, ça chante, c’est coloré, c’est bien sympa pour mettre l’ambiance dans le public.

Ibibio Sound Machine

Ibibio Sound Machine

Je ne reviendrai pas beaucoup sur le Hall 9 où se sont succédés beaucoup de Dj sur la scène, à part Joris Delacroix qui a apporté son lot de light, le reste se passe de commentaires, de ma part en tous cas. Reste la bonne surprise de la soirée. Les anglais de The Midnight Beast mettront en effet le feu à la grande scène du hall 9, entre Beastie Boys et un Eminem survitaminés le trio accompagné de musiciens et de deux danseurs ont un show très drôle et très communicatif.