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 Ah, les Transmusicales de Rennes, festival qui fête son 35ème anniversaire, toujours à la recherche de nouveaux talents, ou pas diront certains. Chaque année apporte son lot de découvertes plus ou moins réussies, des bonnes surprises, des mauvaises et des choses sans goût, qu’on oublie aussi rapidement que la bière qu’on a bu pour faire passer ce moment insipide. J’entends les Haters dirent que les Transmusicales ne sont qu’un puit de subvention sans fond, qu’ils sont toujours déficitaires année après année, et qu’au vu de la programmation c’est plus ou moins normal. Pas facile d’être un défricheur, Jean-Louis Brossard, le « patron » l’a bien compris, et quand bien même, il laisse ses détracteurs détracter, les haters haïr, et le festival continuer à tourner.

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Republik
Frank Darcel

Cela fait 4 ans que je suis photographe sur le festival et je n’y avais participé qu’une seule fois auparavant, c’est dire que je n’ai pas connu les « bonnes » années où tout le festival se passait en ville, où l’on avait découvert Nirvana pour leur premier concert en France, mais aussi Pavement qui avait partagé la scène avec Sonic Youth à la fin du set de ces derniers, je n’y ai pas vu non plus Kraftwerk, etc… Mais j’aime bien ce festival, qui comme chaque année me permet de voir des groupes, artistes que je n’aurais certainement pas été voir juste pour leur nom. Cette année encore il y en a eu pour tous les goûts, de l’artiste brésilienne telle que La Yegros, et autres sur lesquels je reviendrai plus loin.

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Les Nus
Dominic Sonic/Christian Dargelos

Mercredi soir à l’ubu :

 

Le retour sur scène de vieilles légendes rennaises fait de l’UBU une salle pleine, au moins au départ. Tout d’abord Republik, nouveau projet de Frank Darcel (ex Marquis de Sade, Octobre) toujours dans la même veine, chants en français. Puis c’est au tour du groupe Les Nus, 25 ans de silence pour ce groupe rennais mythique avec son chanteur Christian Dargelos, la formation était presque originelle, mais le batteur mort depuis juillet a été remplacé. Dominic Sonic, autre légende vivante rennaise les accompagne à la guitare. Beaucoup de cheveux gris, voire de crânes complètement dégarnis, heureux de revoir sur scène un groupe dont Noir Désir avait repris un morceau (Johnny Colère). Place aux jeunes serais-je tenté de dire avec le troisième groupe de la soirée: Apochela, qui d’ailleurs feront de la place dans le public, les anciens ne resteront pas pour ce jeune chanteur qui se prend pour un mélange de Freddy Mercury avec un je ne sais quoi, mais sans autant de talent. Le groupe composé  d’anciens des Wanking Noodles, groupe rennais aussi mais pour le coup sans grande légende jouera un set rock mais trop démonstratif, la soirée se finira sous les beats d’une partie des Juveniles qui viennent « à la maison » passer leurs disques, entre newwave et disco, pop, et divers… Bon je n’ai pas grand chose d’autre à dire sur cette soirée renno-rennaise, qui s’adressait surtout aux anciens qui avaient connu ces groupes il y a 25 ans.

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Apochela.

Galerie :