Transmusicales de Rennes, édition 2016

Transmusicales de Rennes, édition 2016

A part ceux qui vivent dans les montagnes perdues du Kirghizistan avec des pulls en poils de bouc, tout le monde connait bien évidemment le festival des Transmusicales ! (Je tiens juste à dire que je n’ai rien contre les Kirghiz mais les poils de bouc, j’ai un peu plus de mal…)

En regardant les archives, je suis rendu compte qu’à chaque fois, on vous décrit le festival. Du coup, cette année, atteint d’une maladie incurable appelée la flemmingite aïgue, je vous laisse aller voir les anciens articles si vous désirez avoir plus d’infos sur le festival. En plus, vous reverrez les belles photos des années passées et ça fera du clic sur le site. (Analogic, putaclic ? Non…)

Bon après cette mise en jambe à rendre chèvre un bouc, ( si vous avez un psy qui pourrait m’aider dans mon addiction au bouc, je suis preneur…) il est temps de rentrer dans le vif du sujet.

Vous vous imaginez que faire un descriptif de tous les groupes comme vous êtes habitués à lire sur ce site serait un peu laborieux. Nous allons plutôt vous faire partager nos coups de cœur ! Ne cherchez aucune cohérence dans l’ordre des groupes. C’est comme dans ma tête, il n’y en a aucune !

 

Con Brio

Commençons par Con Brio. 7 gars sur scène arborant un attirail oldschool (trompette, saxophone…), ils nous font de la soul et le font bien. Ca groove avec les petites pointes de funk où je me suis surpris à bouger le popotin. Avec un bol de céréales « James Brown » tous les matins, le moins qu’on puisse dire, c’est que ZiekMcCarter est charismatique. Un vrai bon moment pour les fans de Soul.

Con brio-2

 

HMLTD

Si vous êtes Vegan, passez votre chemin ou n’allez pas voir leur blog… De l’underground à l’anglaise, quoi dire de plus… C’est abrasif, étrange et résolument punk. C’est typiquement le genre de groupe que tu aimes ou que tu détestes. Moi, j’ai aimé.

HMLTD, argentique, Trans 2016, Nico M Photographe-6

 

Marta Ren& the groovelvets

On revient à la soul avec mon petit coup de cœur de jeudi soir. Marta Ren& the Groovelvets. Amy…heu pardon, Marta fait partie de ces chanteuses à la voix puissante avec cette ligne de basse envoûtante tout droit venu de Chicago, New York ou encore Porto. Porto ? Et oui, cette formation qui aurait pu vivre à l’époque de la prohibition, jouant dans des petits clubs où chacun venait se perdre dans la déesse alcool, nous vient tout droit du Portugal. J’ai adoré et je vous jure que sa petite robe à franges n’y est (presque) pour rien !

Marta Ren & the groovelvets-3

 

PWR BTTM

Composé d’une guitare, d’une batterie et de beaucoup de paillettes, c’est rock’n roll à la Weezer et ca marche bien. Power pop très accrocheuse, les deux queers envoient sur scène. Impossible de savoir qui tient la guitare ou la batterie tellement ils changent d’instruments comme de robes. Riffs de guitare et batterie efficace, un super bon moment.

pwr bttm, argentique, Trans 2016, Nico M Photographe-6

 

Rejjie Snow

Seul noir d’une famille de Dublinois palots, footballeur en voie de professionnalisation reconverti dans le rap ascendant jazz après des études aux États-Unis, Rejjie Snow nous propose un son hip hop langoureux sans pour autant être mou. Je l’avoue, le hip hop est loin d’être ma tasse de thé mais Rejjie Snow, au casque avec une tisane, est loin d’être déplaisant. Un moment sympa.

rejjie snow

 

REYKJAVIKURDAETUR

Ou dieu inventa Crtl C / Crlt V… En plus d’avoir un nom imprononçable, c’est ma déception du festival. Pourtant sur le papier, tous les voyants étaient au vert : rappeuses féministes engagées, backing tracks épurés mais super efficace, chant en Islandais (si si, ça marche vachement bien). J’attendais donc ce concert avec impatience. Sur scène, la magie n’a pas pris. Scénographie trop surjouée, pas naturel, trop dans les codes et même le featuring du godmiché n’a pas réussi à m’enlever cette idée de superficialité… Dommage…

Reykjavikurdaetur, argentique, Trans 2016, Nico M Photographe-3

 

Sauropod

Après ma déception tellement intense que mon petit cœur était triste, je suis allé faire un tour dans le hall 3 et je suis tombé sur Sauropod. Voisin des REYKJAVIKURDAETUR (merci le copier/coller encore une fois), les Norvégiens font du garage. Grosse guitare, grosse basse et grosse batterie, c’est efficace avec une petite sonorité rappelant tour à tour les Pixies, Nirvana ou encore Weezer… et là pour le coup, sur scène ça envoie. Belle découverte que j’écoute régulièrement.

Sauropod

 

 

The barberettes

Marty, prend la Deloréan ! Voici ce que m’a fait le concert des barberettes ! Venant de Séoul, ce trio reprend les grands classiques américains des années 30 avec de belles harmonies vocales et un style vestimentaires digne de la période américaines d’entre-deux guerres, un moment sympa. Je file, je vais aller boire mon milk-shake en écoutant des vinyles des Ronettes sur le jukebox du Dinner’s au coin de la rue…

The Barberettes-2

 

The Jacques

Londres, quand tu nous tiens…Pur successeur des Libertines et d’un Peter Doherty, une bonne pop anglaise mêlant guitares barbelées, mélodies accrocheuses, textes cinglants et accent à couper au couteau. Si vous aimez ce style, écoutez The Jacques les yeux fermés…. La chanteuse que vous pourriez voir sur les clips n’a pas quitté le groupe, il est juste devenu chanteur ce qui donne encore plus des sonorité Dohertyenne.

the jacques, argentique, Trans 2016, Nico M Photographe-3

 

Anna Meredith

Figure de proue de la nouvelle musique classique britannique et déjà comparée à Bjork, Anna Meredith sait mélanger instrument traditionnel et son électronique. Très attendu lors des Trans, son concert fut approuvé par le public. Pour ma part, je ne savais même pas si elle jouait des machines et du violoncelle et surtout à qui elle ressemblait, c’est vous dire si je m’étais renseigné sur son cas. Perso, les pousses-boutons, ce n’est pas mon truc mais il parait que ce qu’elle fait, c’est bien alors je crois les fans…

anna meredith

 

Fishbach

En résidence à l’Air Libre, on ne peut que penser à sa prédécesseur Jeanne Added dont on connait le destin. Mais en fait, ça n’a rien à voir ! Dans le cas de Fishbach, soit on aime, soit on aime pas, ce qui a alimenté plusieurs discussions enflammées au sein de notre équipe… En tout cas, le live est propre avec un travail de scéno très soigné. Je pense qu’on risque de la voir prochainement sur d’autres scènes…

Fishbach

 

Rouge Gorge

Première partie de Fishbach, Rouge Gorge ravive le souvenir d’une certaine pop synthétique à la française incarnée par feu Jacno et Étienne Daho. Pour ma part, j’ai eu l’impression de voir « Isabelle a les yeux bleus » des Inconnus… Après, les fans de New Wave ont adoré et comme je n’y connais rien dans ce style de musique, je leur fais confiance (je fais confiance à plein de gens quand même…). Alors fan de New Wave, fonce, tu ne seras pas déçu…

Rouge Gorge

 

Yuksek

Entre les Trans et Yuksek, c’est une longue histoire ! Il avait découvert les Trans une première fois en 2007. Bon, quoi dire sur Yuksek… C’est un pousse-bouton. Point. Même accompagné de Monika (révélation un peu disco des Transmusicales l’année dernière), ça reste un peu plan plan.

Yuksek

 

Fai Baba

Fai Baba, aux sonorités psychés et à sa voie sidérante de douceur et d’ampleur, explore le patrimoine musical nord-américain (blues, folk, soul…). Ca joue bien et c’est un bon moment en live.

Fai Baba

 

The Madcaps

The Madcaps, du rock garage typique de la Bretagne. Des rouflaquettes et des genoux déboités, voici la conséquence du riche héritage mélodique du Swinging London que les Madcaps nous propose. Ca joue, ça bouge, ça envoie et c’est Rock’n Roll. A découvrir en live ( chose obligatoirement déjà faite si vous êtes rennais).

The Madcaps

 

Talmud Beach

Alcooliques, conquérants et barbus, les vikings sont un peu les cow-boys du grand froid, et comme leurs confrères à santiags, il leur arrive d’avoir le blues. Et le blues, ils savent le jouer, et même très bien. Le seul petit bémol du live de ces finlandais, c’est la prestance sur scène… Ca bouge pas…. mais vraiment pas… Par contre, je tire mon chapeau à leur super casquette de Texan! (ok, je sors, cette blague est la pire mais ça faisait longtemps…). Typiquement un groupe à écouter au casque ou à l’apéro avec les copains…
Talmud Beach-1

Meute

Le collectif hambourgeois Meute (ils sont en tout et pour tout…plein…) adopte des standards de la house et de la techno. Ils les interprètent uniquement par des cuivres et des percussions, extirpées des impersonnels amas de machines derrière lesquels se planquent leurs auteurs. De la musique de pousse-bouton mais avec des cuivres… et c’est cool! Enfin encore faut il aimer les fanfares…

La Meute

 

Moon Gogo

Un mélange atypique entre Federico Pellegrini (The Little Rabbits, French Cowboy…) et E’Joung Ju, coréenne vivant à Nantes depuis bientôt huit ans. Celle-ci manie le geomungo, instrument à cordes coréen très imposant créé il y a plus de 1600 ans. Le répertoire du tandem mêle morceaux traditionnels, adaptations de morceaux écrits à l’origine pour French Cowboy et compositions (très) originales. Un beau mariage de sonorités.

Moon Gogo

 

No Zu

NO ZU, huit hurluberlus de Melbourne qui, au nom du père de l’afrobeat Fela Kuti, du fil qui se touche façon Dada et des punks avant-gardistes pas très sains d’esprit de Liquid Liquid, inventent une musique confondante d’absurdité et de groove. Ils appellent ça du heat beat, et c’est le genre de son, riche en cuivres et en notes de synthèse. Pour les avoir vu avant à l’Ubu, ils n’ont pas changé. Toujours aussi tarés… Je vous avoue que je ne sais pas trop quoi en penser, même encore maintenant…

No zu

 

Ngod

Qui a dit que Londres n’était plus la ville du rock et de la pop? A base d’indie rock, Ngod fait du rock et le fait bien. Quoi dire de plus à part que c’était un bon moment. ( En fait, pour être tout à fait franc, il ont joué en dernier le samedi sur le hall 3 du coup, je m’en souviens plus trop mais j’ai quand même un bon souvenir!).

ngod

 

Super Parquet

En Auvergne comme ailleurs, les traditions se perdent. Cependant une nouvelle génération de musiciens les aide à retrouver le chemin des salles de concert, le long des sentiers souterrains qui relient les musiques électroniques à leurs ancêtres folkloriques. C’est le cas de Super Parquet, cinq garçons à contrevent qui, à l’instar de France ou Organic Bananas (découverts aux Trans en 2015), donnent aux fêtes de village des airs de raves païennes. Sur scène, dans un fourbi de machines modernes et d’instruments rustiques (comme la cabrette), que cette musique made in transe se montre la plus inouïe et obsédante.

Super Parquet-1

 

Nova Twins

Bio sur le site des Trans : « Sur le papier, les Nova Twins ont tout d’un phénomène, avec leurs looks faussement négligés d’un indéniable panache et, surtout, leur volonté d’embrasser, dans un geste plein de crânerie et de fureur, trente ans de contestation sonore made in England – agressivité politique du punk, verve provocatrice du grime, hédonisme expérimental de la bass music. Sur scène, elles en constituent un à part entière : tenant respectivement la guitare et la basse (et toutes les deux le crachoir), Amy Love et Georgia South, fausses sœurs mais vraies fortes têtes, dégagent même tant d’énergie et d’assurance qu’elles en remontrent à pas mal de gros bras versés dans l’art pas toujours évident de la jonction du geste rock à la parole hip hop. »

Tout est dit! Moi, j’ai juste adoré et c’est un de mes coups de coeur des Trans. Comme les Dizzy Brains, c’est un groupe qu’on reverra sur les scènes de plusieurs festivals… On aime ou pas, moi j’ai aimé…

Nova twins

 

Pour finir, je voulais remercier toute l’équipe des Trans pour leur accueil parfait comme à chaque édition et aussi pour nous avoir supportés !

Renan prend ses photos avec un Nikon F100 sur de la Kodak Tmax 400 poussée à 3200 iso et développée dans du révélateur Tmax à la maison.

 

 

Toutes les photos

Con brio

 

HLMTD

 

Marta Ren & The Groovelvets

 

PWR BTTM

 

Rejjie Snow

 

Reykjavikurdaetur

 

Sauropod

 

The Barberettes

 

The Jacques

 

Anna Meredith

 

Fishbach

 

Rouge Gorge

 

Yuksek

 

Fai Baba

 

The madcaps

 

Talmud Beach

 

Meute

 

Moon Gogo

 

No Zu

 

Ngod

 

Super parquet

 

Nova Twins

By | 2017-02-18T09:08:39+00:00 février 18th, 2017|Concerts|0 commentaires

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