Comme chaque année, le label Rennais BEAST RECORDS organise sa soirée à l’UBU. Mais cette année une petite différence, on fête l’anniversaire de la Bête : 10 ans ! 10 ans de défrichage rock’n rollesque jusqu’en Australie, pays ou plus ou moins la moitié des productions du label sont issues. Dix ans, 74 disques produits, la plus part en vinyl, une bonne partie dans le même genre de rock, blues, swamp rock, mais toujours de qualité : « only the best on Beast Records » dit le site web du label. C’est bien évidemment d’un label indépendant dont nous parlons, un label qui agit en tant qu’association selon la loi 1901, c’est à dire que tout l’argent récolté avec la vente d’albums ou l’organisation de concerts est reversé dans l’association et sert à produire d’autres albums, d’autres concerts et ainsi de suite.

Donc soirée pour les 10 ans, avec pour la première partie un show chaud avec Bertie Page Clinic, musicalement, je ne vais pas me faire des amis, mais ça n’apporte pas grand chose à personne, en effet, un concert un peu mou, pas mauvais loin de là, mais un peu sans enthousiasme, un peu laborieux. On ne sent pas les musiciens super motivés. Par contre pour Bertie Page, la chanteuse, c’est autre chose. Belle femme, grande, tout ce qu’il faut là ou il faut et le public ne va pas tarder à s’en apercevoir. Le groupe ou plutôt la chanteuse est connue moins pour l’originalité de son rock’n’roll tendance glam rock que pour sa plastique. La reine du burlesque australien a fait son show en se défeuillant tout au long du concert, interessant au niveau visuel, beaucoup moins pour les oreilles.Bertie Page Clinic-4

Lors du changement de plateau c’était du coté du bar que Shake It Like A Caveman, one man time band, balance une sauce entre ZZtop, et le MC5, pas facile d’intéresser les buveurs de bières au bar, et  beaucoup de gens dans le  public profitent  du changement de plateau pour aller se griller une cigarette. Mais le Caveman fait ce qu’il faut pour que le public s’interesse à lui, martelant sa caisse claire avec les pieds, tout en jouant de la guitare et s’accompagnant avec son harmonica.

Voici venir le temps des rennais, à savoir Slim Wild Boar & The Forsaken shadow, ne tournant plus seul comme à ses débuts Slim Wild Boar s’est adjoint les service d’un backing band de luxe avec guitare éléctrique (Forsaken Shadow) et Skinny Kid à la batterie et washboard. Du coup c’est un son beaucoup plus étoffé qui nous est offert en live, finit le temps du blues solo, place au blues teinté de folk, rockabilly, voire punk même, en même temps Slim Wild Boar est le chanteur du groupe punk rennais de qualité The Decline. Très très interessant sur album, le groupe se livre littéralement sur scène, c’est vraiment très bon !

Slim Wild Boar -3

Re changement de plateau et du coup Re Shake it like a caveman.

L’australien devenu entre temps italien, Pete Ross monte sur scène avec à ses cotés Suzy Saphire, très jolie demoiselle. Le groupe tendance plutôt rock folk avec un songwriting très fin de ce que j’ai pu en entendre et m’être laissé dire était très attendu pour la soirée, la basse ronronnante de Suzy et ses choeurs ont chauffé un public qui leur était donc acquis. Personnellement j’avoue que ça ne m’a pas touché plus que ça, mais je dois être un des seuls dans l’Ubu à ne rien ressentir d’après ce que je vois !

Pete Ross & The Sapphire-1

Un petit tour au bar pour voir si Shake it like a caveman y est toujours, et oui, gagné, il y est toujours, et réussi le tour de force de remplir le bar entre deux groupes de la grande scène, à moins que ce soit la chaleur moite de l’Ubu qui donne soif aux gens ?

Dernier groupe à monter sur scène et non des moindres, Burn In Hell, le trio australien oscille entre un tom waits pour la teinte country blues et des Pogues pour le coté folk-punk, le groupe constitué d’un clavier, d’une batterie, et d’unchanteur qui s’accompagne à la guitare folk est bien plaisant, le public resté nombreux apprécie beaucoup, et le groupe le lui rend bien.

Burn In Hell-3

La soirée se finit avec trois DJ’s invité par le boss de Beast Records, et ce n’est pas de l’éléctro house qui est proposé, du rock, du folk, du punk aussi parfois, mais toujours avec un minimum de guitare, de batterie, pour finir une bonne soirée rock’n’roll.

 

Merci à L’UBU, à Beast Records, a Slim Wild Boar & the Forsaken Shadow, Pete Ross & The Sapphire, Burn In Hell, Shake It Like a Caveman, Bertie Page Clinic