Sleaford Mods et Mark Wynn à l’Ubu, Rennes

Sleaford Mods et Mark Wynn à l’Ubu, Rennes

La salle de l’Ubu accueillait ce soir là les anglais Sleaford Mods. La date étant connue depuis plus de 3 mois, la soirée se joue à guichet fermé et pour ceux qui connaissent cette salle de Rennes il fallait arriver tôt pour pouvoir apprécier ce qui se passait sur scène et c’était évidemment mon cas en bon connaisseur du lieu.

La première partie était assurée par Mark Wynn, qui sur disque est un musicien honorable qui joue une folk qui tient un peu selon moi du talentueux mais trop méconnu Patrick Fitzgerald. Par contre sur scène c’est autre chose, ça tient du grand n’importe quoi. Il s’accompagnait de son ordinateur en lançant des morceaux assez improbables comme du disco ou du vieux rock 70’s. Il chante un peu tout seul, parle beaucoup et surtout il refait (il rewind) les morceaux qui passent en criant ou en les surjouant. Bref un peu une escroquerie anglaise, drôle mais déstabilisant. Ce ne fut pas long, et sans doute ne voulait-il pas voler la vedette aux Sleaford Mods et ça c’était bien réussi.

Mark Wynn

Puis arrivent sur scène les deux compères de Nottingham, le dispositif scénique n’a pas beaucoup évolué depuis la dernière fois que je les avais vu à la Route du Rock l’été dernier. Un ordinateur posé sur des casiers de bouteilles en plastique, et c’est tout. L’ambiance est chaude, et le public déjà acquis à la cause. Andrew Fern balance les sons sur son ordinateur et se dandine gentiment avec tout au long du set une bière à la main, rappelant un peu Bez avec les Happy Mondays, mais avec un talent certain dans la composition de la bande son et un peu moins démonstratif. Pendant ce temps là Jason Williamson, avec son micro à la main, rappe, gueule, balance ses textes comme s’il se bagarrait avec un type qui n’est pas là. Pour ceux qui ne connaissent pas, on est entre un Mark E Smith (The Fall) et un G.W.Sok (The EX) et des instrumentaux de rap pas clinquants pour un sou.

Sleaford Mods

Les premiers morceaux font la part belle au dernier album English Tapas, mais ils reviendront aussi sur des titres phares comme Jolly fucker, ou TCR et encore I can tell. La salle est bondée et le public est réactif à souhait. Il fait chaud et le rappel finira par achever les derniers récalcitrants. C’est impressionnant comme deux types dont un derrière un ordinateur et l’autre avec pour seul instrument son micro peuvent retourner une salle.

Sleaford Mods

Les photos ont été prises avec un Nikon F100 sur de la Kodak Tmax 400 poussée à 3200 ISO et développée dans du révélateur Tmax.

Merci à l’équipe de l’ATM et celle de l’UBU pour avoir programmé le groupe anglais qui monte et m’avoir permis de graver ce chouette moment sur pellicule.

By | 2017-06-01T10:34:35+00:00 juin 1st, 2017|Concerts|0 commentaires

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