Scarecrow // Agathe Da Rama – Le Bikini (Toulouse)

Scarecrow // Agathe Da Rama – Le Bikini (Toulouse)

20/10/2017 – « In Bikini dura Rock » 

Pour le concert d’adieu du groupe Scarecrow, c’est Le Bikini, emblématique salle toulousaine, qui ouvre ses portes à ce groupe originaire, lui même, de la ville rose. Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, pour un concert au Bikini, j’étais prête à faire 5 heures de route en venant de Toulon tellement je trouve cette salle énorme.

Agathe Da Rama 

Soirée 100% « locale » puisque la première partie n’est autre qu’un groupe toulousain : Agathe Da Rama.

Agathe Da Rama c’est une chanteuse/songwritter  accompagnée de 3 garçons aux instruments divers. A ce propos et avant toutes choses, chapeau bas au batteur, pour qui ça aura été le premier concert après 3 ou 4 répétitions !

 

Ici, toutes les formes de blues nous sont proposées au travers de leur musique composant un savant mélange de folk psyché, blues et trip hop. La prestation sur scène est très sensuelle voire sexy et chaloupée à certains moments avec un rapport limite organique aux instruments. Un bon groove persiste quelque soit le tempo utilisé. Une vraie cohésion entre les membres du groupe est présente, on sent un certain amusement à jouer ensemble. Amusement partagé avec le public et une prestation saluée plus que chaleureusement.

En bref, une super première partie qui fait bien le job et qu’il faudra suivre d’un peu plus près à l’avenir.

Le bandcamp d’Agathe Da Rama c’est par ici !

Scarecrow – The Blues Hip-Hop

C’est avec une peine immense que je vous annonce (ou pas pour ceux qui les suivent) la fin de l’aventure Scarecrow. Le groupe met un terme à cette fabuleuse musique qui, pour ma part, m’a transporté pendant plusieurs années. Découvert en première partie de Malted Milk & Toni Green à l’Oméga Live de Toulon en 2015, j’ai pris le train en marche pour ne plus jamais en descendre.

Scarecrow, l’épouvantail. Pourquoi un épouvantail avec un corbeau représente t-il le groupe ? Parce que les textes de la joyeuse tribu nous montre ce que nous ne voulons pas voir. Colère, déchéance, consumérisme, enfermement, liberté, pauvreté, … argent. Toujours l’argent. Vous les aurez reconnu, tous les thèmes cher au blues et même au delta blues.

D’ailleurs, la guitare slide de Slim Paul se marie à merveille avec les rythmes syncopés du hip-hop. Les scratch avec les mix sont juste « balèze » et remplacent largement un solo d’harmonica ou de guitare. Les tempos sont variés et on y retrouve même du stomping blues sautillant à souhait.

Ici, avec Scarecrow, on est au croisement des chemins. Et ils sont multiples. France / USA. Dureté urbaine du hip-hop vs la spiritualité du blues.

Nombreuses sont, dans le public, les personnes venues soutenir une dernière fois les artistes. Famille, amis, groupies ou simplement amateurs de bon sons. Une bienveillance se dégage de la fosse et met du baume au cœur à tous.

Autant de belle choses dans un concert, qu’est ce que ça fait du bien !

Une question persiste : pourquoi cet épouvantail à « conservatisme » s’arrête t’il ? Est ce la limite de la fusion ? Et pourquoi maintenant ? Est ce lié au contexte politique, économique et social ?

Quoi qu’il en soit et peu importe la réponse, le groupe est allé au bout de son histoire. Avec Ain’t got no choice comme dernier rappel,  passage de relais en bonne et du forme.

What about you ?

Pour faire du bien à vos oreilles et terminer cet article comme il se doit :

Merci à l’asso Regarts et à l’équipe du Bikini plus qu’adorable ! 

Côté technique : Toutes les photos ont été prise avec un Canon EOS33 + 50mm / 35mm. De la HP5 exposée à 3200 et développée dans du LC29 en 1+9.  

 

 

By | 2017-11-09T12:07:50+00:00 novembre 8th, 2017|Concerts|0 commentaires

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