Nattes tressées, lunettes & rock and roll

Sous ses airs d’innocente petite américaine, Sallie FORD n’en est pas à son coup d’essai et est revenu par chez nous pas seulement pour le pinard et le fromage mais un peu aussi pour le public français. A toutes les dates les salles (modestes certes mais quand même) ont fait le plein, rare pour une artiste américaine dont la musique reste tout de même assez confidentielle.
Après la dissolution en 2013 de son précédent groupe « Sallie FORD and the sound outside » qui a remis au gout du jour en 2011 avec l’album »Dirty Radio »  le Rockabilly jusqu’en Europe, Sallie décide de prendre les commandes seule dans le composition et l’écriture et d’appliquer un virage à 180° pour nous envoyer du rock très 90’s.

 

Avec son groupe entièrement féminin qui n’est pas sans rappeler les mythiques BREEDERS, Sallie nous distille un rock très garage avec des accents psyché parfois, on retiendra les envolées des claviers et les battles guitare-clavier.

 

 

Grosse déception malgré tout pour cet album à la pochette qui pourtant déchire sa maman, les morceaux sont pourtant attirants, mais tout son charme vocal de Sallie y est comme « bridé », la basse est vraiment beaucoup trop présente (je l’ai pas écouté avec un casque DR Dre promis!!).

 

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Slap-back me déçoit beaucoup du côté de la production qui est vraiment très très pauvre, j’ai même l’impression que cela a été enregistré en live, si l’effet voulu est le côté underground ça reste loupé.
Les compos, les musiciens, le look, les filles, tout est là…Merde c’est vraiment donner de la confiture à des cochons, Monsieur le producteur de l’album vous êtes passé à côté d’une grosse gifle musicale!!

 

corbeaux

 

Côté live, les nanas envoient du steak et là on la prend vraiment la claque, les morceaux s’enchainent à un rythme effréné et on est comme hypnotisé par les couettes de la batteuse Amanda Spring.
Quelques moments d’échanges, une voix qui déraille, un rire fluet et cette bonne humeur c’est ce qui restera à jamais gravés dans ma mémoire, Sallie fera partie des artistes les plus marquantes que j’ai eu à shooter  jusque là. Même si la chenille ne se transformera pas en papillon sur cet album j’ai hâte d’entendre le prochain.

 

La prise de vue s’est faite avec un polaroid land 250, en 3 vues, elle a gardé les positifs, moi les négatifs et nous avons repris nos chemins respectifs.
Un Grand merci à Sallie Ford, à toute l’équipe MAPL pour son accueil, au manège et son ambiance unique, et à Adèle pour des relations presse toujours au top!!