Royal Blood + Black Honey – Zénith de Toulouse

Royal Blood + Black Honey – Zénith de Toulouse

Halloween 100% UK au Zénith de Toulouse

Au choix : une nuit à regarder des films d’horreur au cinéma d’art et essais du coin ou un bon concert de rock dans une version du Zénith de Toulouse réduite ? Choix cornélien …. et c’est un mail reçu en début de journée ce jour-là qui a décidé à ma place.

Ambiance plus ou moins garantie avec Black Honey en première partie suivi de Royal Blood.

Black Honey 

Quatuor en provenance des UK, le groupe se compose de 3 gars et d’une nana au chant (et à la guitare). Pour l’occasion, tous les membres du groupe se sont bien entendu accoutrés de tenue et maquillage en lien avec la thématique de la soirée. N’oubliez pas que c’est le 31 octobre, le soir des morts-vivants. Ou plutôt un prétexte pour se gaver de bonbons toute la nuit (allez, avouez ! on sait bien que les enfants clamant à tue-tête « trick or treat » tard le soir, ça ne court pas les rues en France).

Tu veux du rock indie et orienté shoegaze qui est non sans rappeler le groupe Lush ? Black Honey c’est pour toi avec des riffs lancinants, une voix suave et un côté rétro assumé sur scène ! Bon, j’avoue avoir eu un goût de « déjà vu » quant à leur musique. Mais bon, dans ce style là et cette formation, difficile de trouver le bon créneau pour sortir des standards du genre. N’empêche que sur scène, ça sonne pas mal du tout notamment ce soir là et même si je les trouve un peu trop stoïques face au public. Le set est un peu court (30 minutes pile-poil soit 6-7 morceaux pas plus), ce qui ne laisse pas vraiment le temps de voir ce qu’apporte le groupe musicalement parlant.

Ce que je retiens surtout c’est l’expressivité de tous les artistes : reste à savoir si cela est toujours valable lors de prestations « non déguisées », car c’est plus ou moins « facile » de jouer un rôle quand on porte la tenue et les cornes d’un diablotin.

Black Honey en 4 mots ? Ça fait le job pour une bonne première partie et pour introduire mes chouchous du moment !

Pour le son : c’est par !

 

Royal Blood « I Bloody Love U » 

Première question : tu les connais ? Parce que moi, avant d’arriver sur Toulouse, je ne savais absolument pas qui ils étaient ! Mais grâce à la superbe collection de vinyles dont mes cousins sont les heureux propriétaires et dont je squatte la platine à tout va, j’ai connu ce groupe. A la base, j’ai accroché sans un enthousiasme fou, me disant qu’à écouter « en salon » c’était sympa mais pas en boucle non plus. Idem, quand j’ai repéré l’annonce du concert au Zénith, mais bon, pour Analogic, je suis prête à expérimenter même si dans ma tête je me disais bien que « tout un concert de Royal Blood, ça doit être un peu redondant ».

STOP !

Il faudrait quelqu’un dans ma tête pour me dire « Gina, arrête de penser de la M**** » !

Donc si tu le sais pas, toi là devant ton écran : Royal Blood sur scène c’est une pure tuerie ! Un peu comme un espèce d’uppercut que le batteur te mettrait sur le crâne avec ses baguettes.

Pour créer ce tumulte de rock, simplement un duo basse/batterie avec Ben Thatcher (batterie) et Mike Kerr (basse). La basse est ébouriffante et sonne de deux forces différentes puisque reliée à deux amplis et à toute une flopée de pédales pour de nombreuses distorsions. La batterie est monumentale et te tape dessus pour te remettre les idées en places, ce qui est très loin d’être désagréable. A la ferveur de ce son, s’ajoutent des mélodies bien pensées qui te restent en tête pendant des heures.

Face à ce son clinquant, le public est survolté. J’ai vu se former, en milieu de fosse, des pogos semblables à des chorégraphies de danse tellement le public est en osmose avec les artistes. La bière coule à flot dans le Zénith, les Ecocups volent au travers du public en direction de la scène : petit recadrage pour le moins effrayant du batteur qui te fixe de ses yeux noirs avec un « non » formé du bout des doigts.

La setlist du soir fait des va-et-vient entre les deux albums du groupe : Royal Blood (premier album éponyme de 2014) et How Did We Get So Dark (sorti cette année). Entendues ce soir là : l’atomisante Lights Outs (ravie pour ma part de me la prendre en pleine poire pour la dernière des 3 chansons autorisées en crash), la pulvérisante Figure It out (histoire de nous chauffer avant le faux rappel) et Ten Tonne Skeleton suivi d’Out Of The Black (pour t’assommer une dernière fois avant de rentrer chez toi terminer la boîte de bonbons achetée spécialement pour l’occasion).

Après ça, reste plus qu’à regarder chez toi en DVD Conjuring et Insidious avec des acouphènes plein la tête.

Happy Halloween ! 

Et quand même un peu de son pour finir :

Côté Technique : Toujours de la HP5+ poussée à 3200 qui a été exposée avec un Canon EOS 33 et ses objectifs 50/35mm. Développement maison au LC29 en 1+9  Rodinal en 1+25, histoire de changer un peu. 

By | 2017-11-20T16:03:51+00:00 novembre 20th, 2017|Concerts|1 commentaire

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Un commentaire

  1. Thib 26/11/2017 à 18 h 32 min ␣- Répondre

    Et la légende ne relate pas si elle revint de son visionnage de films damnés!!!
    Chouettes photos, profitant du maquillage à titre exceptionnel pour la soirée. Grosse énergie rock, le vrai, vroum vroum la basse saturée et blam la batterie qui cogne. Tes photos en rendent bien compte!
    Cool aussi pour la première partie, là on est vraiment dans le théâtral au bon sens du terme. Et on a aussi sorti les gros instruments encore!
    Voilà qui donne envie d’aller voir et écouter tout ça pour se déboucher les cages à miel!!!

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