Rockorama #9 – Déferlement de Rock Indé sur 4 jours

Rockorama #9 – Déferlement de Rock Indé sur 4 jours

Le Rocko’ nous prévoit un tourbillon de groupes de rock indépendant. Le line-up est propre et bien équilibré. Prévisions atmosphériques des 4 jours à venir : des groupes locaux puis venus des 4 coins du monde et des Dj’s pour les débuts de nuit.

En résumé, t’es devant la scène et face au vent de 20h00 à 03h00 du mat’.

Jour 1 : Mistral à 10km/h

Le dieu Râ cogne bien en fin d’après-midi sur l’emblématique Tour Royal. Tout est fin prêt, les bénévoles sont sur les starting-blocks. Départ tout doux avec Korine, deux friends qui font de la musique électronique, pas désagréable à écouter. Puis vient Brother James, un groupe que j’ai déjà eu l’occasion de voir sur scène et qui est vraiment cool à écouter, plutôt orienté Noisy/Post punk. Pour tout vous dire, l’un des ses musiciens n’est autre que l’un des organisateurs du Pointu Festival. Du local : tu en veux, tu en as.

Le Mistral se lève doucement alors qu’il fait encore jour. Les habitués ont prévu petite laine et foulard pour s’en protéger. Les autres prennent sur eux. Son Altesse Le Mistral s’invite toujours au mauvais moment.

La nuit tombe, c’est au tour de Dame Civile et ses bourrasques bien établi de hip-hop/chanson française et musique électro. L’intérieur de la Tour s’est bien rempli, notamment le bar où la Bière de La Rade est l’invitée d’honneur. La soirée se termine avec la tornade Potochkine sur scène. Les ayant déjà largement présenté lors de mon dernier report (à lire ou à relire ici), je n’ai pas grand chose de plus à rajouter les concernant, c’est toujours aussi surprenant et très bon.

Jour 2 : Mistral à 50km/h

Son Altesse Le Mistral tient sa promesse d’être toujours présent. Et il nous décoiffe. Pour tenir le coup, troquons le short et le top contre un jean avec son pull à capuche qui va bien.

Entrée en scène de Flashing Teeth, un groupe Toulonnais de psycho pop / électro qui envoie du bon. Puis s’en suit Slowes, un groupe bien sympathique arrivant du Danemark. Avec ces deux groupes là, la houle musicale est plus qu’appréciable. Turbulence plus qu’annoncée en deuxième partie de soirée qui laisse place à la féminité. Se succèdent deux groupes formés avec quasiment que des nanas bien énervées. Mourn et son indie rock soufflant en poupe d’origine espagnole puis Dream Wife, un trio de pop/punk composé d’une islandaise et de deux anglaises qui nous réveille avec ses précipitations de riffs de guitare bien ébouriffantes.

Grosse rafale avec Sydney Valette qui propose des trombes de beats poétiques, rythmés et bien pensés. Sur les photos, tu y verras même un des mecs de Slowes faire le show juste derrière lui. Début de la nuit pour les courageux encore présent avec Piu Piu, DJ et song writter en provenance de Paris (que je n’ai pas vu pour la simple et bonne raison que je ne suis pas courageuse pour un sou quand y’a du vent). 

Jour 3 : Mistral à 20km/h

Petite baisse d’intensité ce soir. Son Altesse Le Mistral, ayant bien secoué durant l’après-midi, nous fait une remise gracieuse de son souffle. Globalement, c’est toute l’aérodynamique du Rocko’ qui se pose.

Ouverture ascensionnelle avec Tuesdays, groupe méditerranéen doux et sec comme un vent du Midi. Courant toujours ascendant avec The Goon Sax qui propulse en Australie avec sa pop/rock dont tu reconnaîtras bien les influences « à la Bob Dylan ». Rotation à 180° de la girouette placée au dessus de la Tour, pour un back to the sixties lors de l’apparition de Gloria sur scène. Bercé par les alizés de leur musique, le festival marque une pause dans une faille presque intemporelle.

Petite dépression atmosphérique pendant l’excellente cold-wave russe de Motorama. La voie habitée du chanteur résonne dans toute la Tour et nous cisaille glacialement le visage. Histoire que cette ambiance, loin d’être morose, ne retombe pas comme un soufflet, le duo parisien Vox Low enchaîne avec sa musique minimaliste voltigeant entre électro et rock’n’roll. Les derniers cumulonimbus se dissiperont grâce au vent solaire de Pouvoir Magique, duo français qui propose de l’afro-électro pour le moins envoûtante.

Jour 4 : Mistral à 0km/h

Un dicton provençal dit que si le Mistral se lève de jour, il souffle par cycles de 3, 6 ou 9 jours. Météo France nie tout cela, c’est évident. Pourtant, durant ces 4 jours de Rocko’, la légende aura dit vrai une fois de plus.

Pour ce dernier jour, le festival pose sa sono dans les jardins de la Tour Royal, sous un des plus bel anticyclone. Pas de rock indé mais carte blanche à Barbi(e)turix, un collectif féminin militant pour la reconnaissance de la « culture féminine et lesbienne ». De 15h à 00h se succèdent aux platines 6 Dj’setteuses venues de plusieurs coins de France.

Ambiance relax autant pour le public que pour les bénévoles qui se laisse porter par les embruns de la Grande Bleue. Quant à la musique, c’est de l’électro bien pêchue qui fait chalouper tout le public devant la scène.

Le Rockorama en bref

Belle programmation cette année pour ce festival qui marque le début de la saison estivale. On sent une volonté de se diversifier pour offrir encore plus d’expériences sonores. Petite réserve cependant quant à l’appellation « rock » indépendant au regard de la diversité musicale des groupes qui se sont relayés. Ne dirait-on pas plutôt « musique » indépendante ?

Merci à Perrine Le Bivic, Laurent Nel et Charles Doerr pour l’accueil chaleureux sur le festival et aux bénévoles pour leur bonne humeur pendant ces quelques jours venteux.

Côté Technique : Les photos ont été prises au Yashica 12 (avec/sans kit Telephoto) et un Canon EOS 33 (35/50mm). De la HP5+ a été exposée à diverses sensibilités (400, 800, 1600 et 3200) et développée à la maison dans du Ilfotec LC29 en 1+19 et 1+9. 

By | 2017-07-07T20:49:40+00:00 juillet 6th, 2017|Concerts|1 commentaire

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Un commentaire

  1. Bluesaddict 06/07/2017 à 23 h 04 min␣- Répondre

    Mistral gagnant pour ton article!
    Une artiste dans la tempête plie mais ne rompt pas!

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