Pointu Festival – 8 et 9 Juillet 2017 – Île du Gaou (83)

Pointu Festival – 8 et 9 Juillet 2017 – Île du Gaou (83)

Qu’on se le dise, les larmes ont coulées à flot quand, en 2015, la ville de Six-Fours a annoncé que le festival Les Voies du Gaou ne serait plus reconduit alors que c’était 15 jours de pur bonheur musical chaque année. En lieu et place, on a vu naître Le Pointu la même année.

Toujours gratuit, la première édition était timide et éphémère. En 2016, le festival prend de la graine avec une affiche qui donne envie (Goat /Etienne de Crécy/Carribean Dandee/…). Cette année, pour sa troisième édition, le festival est carrément insolent avec un line-up de ouf sur 2 jours dans la presqu’île paradisiaque du Gaou.

8 Juillet 2017 – 

Ouverture des portes à 18h00 : en attendant, nous sommes nombreux à faire trempette dans la mer turquoise de cet espace protégé. Le petit plus : sentir l’odeur de la pinède sous la chaleur écrasante du soleil !

Début des hostilités avec The Spitters. Le nom vous parle ? C’est normal, vous avez certainement du lire ma toute première contribution ici sur Analogic avec le live report d’un de leur concert. Non ? Ce n’est pas grave, suivez le lien ! Chez eux rien a changé, c’est toujours autant speed, ça tombe bien car on les aime comme ça. Un nouvel EP est en préparation et devrait sortir à l’automne, va falloir guetter leur bandcamp !

Avec Kurt Vile & The Violators, ambiance du début des années 70 avec une folk romantique pour amateurs éclairés. Avec ses longs cheveux lui cachant le visage et son banjo, l’artiste a toute la panoplie du songwritter. D’ailleurs, il n’est pas sans me rappeler l’un d’entre eux : Neil Young, notamment de l’époque du Crazy Horses, quelques décibels et solo de gratte en moins. On enchaine les ballades avec une ritournelle d’arpèges pour la plupart des titres joués ce soir. Attention juste à la longueur des chansons, la ritournelle peux vite tourner à la rengaine.

La soirée décolle littéralement avec Ride. Après 20 ans d’absence, le groupe britannique de shoegaze s’est reformé et nous propose du très très (…) bon. Des titres bien rock avec un bon groove qui s’en dégage, une vrai générosité et un plaisir d’être sur scène se ressent de la part des artistes. Ride méritent (à nouveau) toute notre attention. Et ils savent la retenir avec leur musique ensorcelante. Le début du live est juste happant avec l’enchainement de White Sands et Lanny Point, deux titres issus du nouvel album Weather Diaries. Le groupe jongle parfaitement entre un futur qui s’offre à eux et la nostalgie du passé, tout en restant humble et accessible.

Celui que j’attendais ce soir : Hanni El Khatib ! Disons plutôt que je l’attendais au tournant … et le virage est pour le moins mal engagé. Je me souviens de ma première écoute du fabuleux Will the Guns Come Out, sorti en 2011 … du son bien crasseux, saturé à souhait, une ambiance rock / blues / garage comme je les aime. Puis Head in the Dirt (2013), qui se laisse écouter bien que l’influence de Dan Auerbach (The Black Keys) lors de la prod’ se fasse un peu trop présente et se complaise dans les références du style. Depuis, naissance de deux autres albums Moonlight (2015) et Savage Time (2017) qui sonnent de façon un peu plus authentiques puisque l’artiste s’est détaché du chaperonnage de son aîné. Le concert ce soir là ? Malgré une fougue débordante sur scène dès le premier titre, le son reste propre, la musique toujours un peu trop sage et orientée « mainstream », la batterie étouffée et les riffs de guitare un peu ramollo. Seule la Telecaster d’HEK reste « mordante » si je devais citer les propos d’un Autre. Une prestation saluée par le public. De mon côté, elle me laisse un goût amer en bouche.

9 Juillet 2017 – 

A ce qu’il parait, Red Fang a envoyé du « parpaing » avec ses morceaux stoner, les mecs devant le crash barrière étaient, semble t-il, dans un état digne d’un combat de boue, Slowdive aurait donné une prestation bien lounge avec des titres blindés de reverb’. Ryan Adams, fidèle à lui même, était juste « énorme » et Dinosaur Jr bah … Dinosaur Jr quoi !

Vous l’aurez compris, je n’ai pas pu être présente sur la deuxième soirée du Pointu à cause du travail qui m’a valu un A/R dans la ville Rose. Avec regrets mais bon comme on dit : un de perdu, dix de retrouvé

 

Côté technique : Les photos ont été prises avec un canon EOS 33 (35, 50 et 28-80mm) et de la HP5+ exposée toute la soirée à 1600. Développement « maison » dans du Ilfotec LC29 en 1+9. 

By | 2017-07-17T14:40:28+00:00 juillet 17th, 2017|Concerts|0 commentaires

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