Peter Doherty – Transbordeur – Lyon (22/11/2016)

Peter Doherty – Transbordeur – Lyon (22/11/2016)

Soyons francs, en 2016, qui peut encore attendre quelque chose de passionnant de Peter Doherty en live ? Le bonhomme a joué dans un Bataclan complet mais sa mauvaise réputation scénique (notamment ses absences de dernière minute) semblent le précéder. Pour sa mini-tournée, seul son concert de Nantes a affiché complet.

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Après une prestation mitigée à la Coopérative de Mai, c’est au tour du Transbordeur d’accueillir l’enfant terrible du rock anglais. On ne va pas y aller par quatre chemins : c’était mou et ennuyeux. Il y a pourtant quelques bonnes chansons dans le répertoire du Briton, malheureusement peu seront jouées ce soir-là (pas de Fuck Forever, ni d’Albion). Le seul titre issu de l’époque Libertines fut You’re my Waterloo qui équivaut à une cure de tranquillisant (place ici le nom de ton anxiolytique préféré).

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On regrette d’autant cet ennui latent que le groupe qui accompagne Peter Doherty tient la route. Ça joue carré derrière le bonhomme. Les musiciens assurent quand Monsieur Doherty se trompe d’accord, change de chanson en plein milieu ou décide d’arrêter de jouer sans prévenir.

Bref, autant d’aléas qui pourraient être rigolos si tu as affaire à un groupe un peu punk-rock dans une petite salle. Mais plus que l’ébriété ou l’état stone de Peter Doherty, ce qui surprend surtout c’est sa fainéantise. Aucun effort pour aller chercher le public et l’accrocher (qui a quand même payé plus de 30 euro la place). Le micro est lâché par terre entre chaque morceau, ce qui occasionne plops et larsens à tout va obligeant le tech à ramper sur scène pour remettre le micro sur son perchoir.

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Le seul moment intéressant fut cette invitation lancée au public à danser la valse pour les besoins d’un futur clip vidéo, le tout filmé par Jack Jones, guitariste du groupe, pendant que les autres membres dansent sur scène. Une bien maigre consolation pour celui qui est venu assister à un concert de rock.

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Le set s’achève sur Flags of the old regime sans rappel. Cette chanson écrite en hommage à Amy Winehouse sonne comme un aveu personnel :  » The fame they stoned you in, you soldiered it, and made your fortune but you’re broke inside ».

Instant technique : les photos ont été réalisées avec un Nikon F100 (35 et 85 mm) sur film HP5+ d’Ilford à 1600 ISO développé à la maison dans du LC29 (1+9).

By | 2016-12-13T13:29:07+00:00 décembre 13th, 2016|Concerts|0 commentaires

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Charles, 37 ans, basé à Lyon. Plutôt argentique, plutôt rock, plutôt bière. http://www.charlesfaitdelaphoto.com/

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