Me And That Man + Dool – Les Étoiles (Paris) – 29/03/2017

Me And That Man + Dool – Les Étoiles (Paris) – 29/03/2017

Ça faisait un petit moment maintenant que Nergal (chanteur de Behemoth) avait teasé sont projet dark country Me And That Man (« that man » désignant son comparse John Porter) à coup de bouts de vidéo sur les réseaux sociaux. N’étant pas un aficionados de Behemoth, en tout cas bien moins que de dark country, je n’en attendais pas spécialement grand chose. Mais force a été de constater lors de la parution des premiers singles que c’était franchement pas mal, en fait. Pas ouf non plus, n’exagérons rien, mais pas mal du tout. Cette impression a ensuite été confirmée à l’écoute du disque : imparfait, inégal, et hautement cliché sur beaucoup de points, c’est néanmoins un disque fort sympathique, même si ça n’aurait certainement jamais dépassé le statut de petit groupe local s’il n’y avait pas marqué Nergal dessus.

Concernant le concert programmé fin Mars au début d’une tournée dans toute l’Europe, j’étais également accablé d’a priori : en effet, difficile pour moi d’imaginer les grandes « stars » du métal extrême autrement que comme des divas à l’égo hypertrophié tant les exemples sont nombreux. Du coup, je m’attendais à voir le gars Nergal en faire des caisses sur scène pour essayer de nous vendre ses morceaux sympatoches comme des chefs d’oeuvre de la country moderne. Encore une fois, j’avais tout faux, mais nous y reviendrons plus tard, parce qu’en premier, il y avait Dool.

Sorte de version metallisée et assombrie du rock indie 90’s de Sonic Youth, Dool était une bonne surprise. Le son impeccable de la salle permet d’apprécier les subtilités et la complexité des morceaux et l’excellent niveau des musiciens, dont un guitariste tout droit sorti de l’École Nationale des Clichés du Guitariste de Rock (ENCGR). Malheureusement le set se terminera hyper brutalement, sûrement à cause du faible temps imparti.

Dool

Dool

Dool

 

Me And That Man, disais-je, n’a donc rien à voir avec ce que je m’étais imaginé. Dès les premières minutes du concert, il saute aux yeux que le groupe n’est qu’un moyen pour Nergal et son pote de s’amuser sans pression. Aucune prétention, aucun faux semblant, juste des mecs qui jouent de la musique digne d’un bar country anonyme du Tennessee, avec la même simplicité que s’ils étaient dans un bar country anonyme du Tennessee. Les regards complices et les sourires s’enchaînent entre Nergal et John Porter, rendant le concert d’autant plus agréable.

Me And That Man

Me And That Man

Me And That Man

L’ambiance dans le public, assez froide au départ, s’est naturellement très vite transformée en joyeux bordel devant tant d’enthousiasme, jusqu’à provoquer pogos, slams et hurlements typiques de metalheads relous et bourrés. Parce que oui, il ne faut pas se leurrer, les 3/4 des types présents étaient des fans de Nergal.

Le concert était divisé en 2 sets : un premier électrique et reprenant la plupart des morceaux de l’album, et un deuxième acoustique constitué des quelques morceaux restants auxquels s’ajoutaient 2 reprises (de Porter Band et de Talking Heads).

Me And That Man

Me And That Man

Me And That Man

Une fois que l’on a compris que le but de ce groupe n’était rien d’autre que de permettre à deux musiciens vétérans de s’amuser, on oublie vite les défauts des compos pour ne retenir que le fun, et passer simplement un chouette moment. Pas ouf non plus, n’exagérons rien, mais pas mal du tout.

 

Me and That Man Setlist Les Etoiles, Paris, France 2017

Note technique : toutes les photos ont été prises sur de la Tmax 400 poussée à 3200 dans du révélateur Tmax, avec un Nikon F80 et un ojectif Sigma 24-70 mm f/2.8
Remerciements : un grand merci à Marion d’Ephelide pour l’accréditation !

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Me And That Man

Dool

By | 2017-04-11T15:13:43+00:00 avril 11th, 2017|Concerts|0 commentaires

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