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Pendant 3 jours, le MaMA accueille les professionnels français et internationaux de l’industrie musicale. La journée, ça papote, débat, échange des cartes de visite et des avis sur l’avenir du marché de la musique. Le soir, ça papote encore, mais devant les scènes d’une vingtaine de salles emblématiques du quartier Montmartre-Pigalle, où professionnels et public découvrent l’actualité artistique française et internationale.

Une centaine de concerts sur 3 soirs (16, 17 et 18 octobre)… une accréditation qui permet de photographier des concerts à la Cigale, à la Boule Noire, au Divan du Monde, aux Trois Baudets, au Bus Palladium et dans des tas d’autres lieux atypiques, c’était un peu le Saint Graal pour moi. Mais j’avouerai ne pas en avoir profité comme je le voulais, comme je le pouvais… comme par exemple, j’aurais souhaité être à la Cigale le premier soir pour Moriarty. Non, ne parlons pas du premier soir.

Avec une telle programmation, où aller, que faire ? Plusieurs groupes que j’aime ou voulais découvrir jouaient à la même heure. Je ne suis pas un Ninja, commencer un concert dans une salle, en finir un dans une autre, ce n’est pas pour moi. J’ai décidé de suivre mon cœur.

Slow Joe and The Ginger Accident, je les avais découvert à Cannes, à la MJC Picaud, il y a 2 ans. Ce groupe et son histoire m’avait émue. Il est né de la rencontre hasardeuse en Inde d’un petit bonhomme de 70 ans bourré de charisme et d’un talentueux musicien français.
Donc, direction la Boule Noire où j’allais revoir mon papy Joe.

En première partie, une très belle découverte. Jeremy Loops, musicien folk venu de Cape Town, Afrique du Sud. Absolument bluffant sur scène, un « one man band » qui créé ses chansons en live avec sa guitare, sa voix, un looper, un banjo, quelques harmonicas et un jouet musical pour enfant de moins de 2 ans !

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Puis, arrive sur scène, Slow Joe précédé des musiciens formant cet « accident » du destin.
Un Slow Joe amaigri, fatigué mais toujours aussi fascinant, une voix toujours aussi puissante et singulière. Dans cette salle pleine de la Boule Noire, à voir les sourires du public, pas mal de cœurs ont été touchés.

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Le lendemain, j’ai voulu retourner dans une salle que j’aime particulièrement, le Divan du Monde.
OY était déjà sur scène depuis quelques minutes quand je suis arrivée. Cette chanteuse suisso-ghanéenne vit dans un monde à part, un monde psychédélique où sonorités jazz-electro-afro-hip hop se mêlent aux bruits du quotidien tels des klaxons et machines en tout genre.
Je n’ai pas accroché avec tous les titres joués, mais une telle cohésion entre les styles et les sons, un tel esprit musical font de OY une artiste à part dont on ne peut douter du talent.

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Yasmine Hamdan est une figure emblématique de la musique underground libanaise. Sa sensualité, sa voix fascinante oscillant avec tant d’aisance d’un dialecte à un autre, ce son pop-folk-electro marié à des mélodies orientales, ont envoûté le public du Divan du Monde. Public, qui de toute évidence, comme moi, était en grande partie venu pour elle.

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Londonienne d’origine indienne, Susheela Raman marie ses diverses influences musicales et culturelles à la perfection. Les mélodies indiennes fusionnent aux sonorités occidentales pour créer un style unique en son genre. Entourée d’excellents musiciens de différents horizons, Susheela nous livre, avec générosité et sincérité, un concert dont tout le monde ressortira conquis.

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Cette quatrième édition du MaMA a battu des records de fréquentation et mérite largement son titre d’événement incontournable, que ce soit pour le public ou pour les professionnels de l’industrie musicale.

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Merci à l’équipe du MaMA, Delphine S. et Pauline LT !

www.mama-event.com

 

Les photos suivantes ont été prises avec un Nikon FE2 – Nikkor 50mm f/1.8 et de la Tri-X 400 poussée à 1600.