Les 40 ans des Transmusicales (2018)

Les 40 ans des Transmusicales (2018)

Cette année se fêtaient les 40 ans des Rencontres Transmusicales et, comme chaque année dans Rennes, c’était une ribambelle de concerts. D’abord avec le festival officiel, et son petit frère qui s’est greffé depuis quelques temps et est devenu un festival en lui-même à savoir Les Bars En Trans. Mais ici, c’est bien du festival Transmusicales dont je vais vous parler.

Comme chaque année, ce sont plus de 80 artistes qui se produisent tout au long de ce long, voire très long week-end. De la salle de l’UBU à la prison des hommes de Saint Jacques, du parc expo aux Champs Libres, vous pouvez aussi assister dans quelques villes à la tournée des Transmusicales (Caen, Nantes, Saint Malo et Brest…).

Je ne vais pas ici vous décrire par le menu tous les artistes car je ne les ai pas tous vus et, pour certains, j’ai préféré oublier que je les avais vus. Donc pour ne pas être mauvaise langue, je vais me concentrer sur ce qui m’a plu. Pour le reste, vous pourrez malgré tout voir quelques clichés. En effet, il y a eu des concerts très visuels que j’ai eu envie de fixer sur de la pellicule même si musicalement ça ne m’a pas forcément plu. Certains que j’ai beaucoup appréciés n’étant pas assez dans la lumière, les photos n’auraient rien rendu. Pour d’autres encore, il m’aurait fallu montrer mes photos avant de les publier, ce que j’évite au maximum de faire.

Commençons donc par le premier concert a m’avoir laissé un bon souvenir : Hubert Lenoir. Le canadien, accompagné de plein de musiciens, joue une pop/rock glam à l’image de vieux morceaux de David Bowie, ou encore de Roxy Music. Ce n’est pas tant la qualité du concert qui m’a marqué mais plutôt la joie et la forte présence du chanteur androgyne sur scène. Ils étaient là pour leur première date en France.

Hubert Lenoir. (à gauche)

Pongo, artiste congolaise, joue une musique appelée Kuduro. Je ne peux pas vous la décrire mais, sur scène, c’est assez bien. Et l’énergie dépensée ainsi que les rythmes cubains composés par la chanteuse m’ont fait passer un bon moment.

Pongo.

Bigger, le quintet jurassien, joue un rock teinté de blues, pas vraiment mon style au départ mais ils le font bien. On sent des influences qui ne sont pas dénuées d’intérêt comme Nick Cave ou encore les Beatles. On sent aussi une envie du groupe de bien faire. Et sans en faire trop, ils sont bons. Je pense qu’on les reverra dans différentes salles ou festivals cette année.

Bigger.

Le trio Pressyes, qui débarque d’Autriche, nous joue un rock/pop psyché mais pas du genre des autres, trop vus sur les scènes et dans les bacs des disquaires (pas de noms). Il rappelle plutôt une certaine scène anglaise des années 80 revisitée. Chouette moment malgré une scène un peu grande pour ce trio qui avait du mal à trouver sa place.

Pressyes.

Vurro, l’artiste espagnol qui, orné de son crâne de taureau, de quelques clochettes est le premier que je vois traverser la foule pour arriver sur scène. Ça fait son effet. One man time band, à l’instar de Rotor Jambreks ou encore Bob Long III, il se produit seul sur scène. Derrière une installation avec une batterie, guitare, clavier, et ses cornes pour frapper les cymbales, il joue un rock sans grande surprise et à base de reprises. C’est un bon spectacle mais assez rapidement lassant.

Vurro.

Ben Lamar Gay est un artiste qui sillonne les scènes du Brésil jusqu’à Chicago. Il apparaît dans de nombreux groupes comme Bottle Tree ou encore Matthew Lux’s communication art quartet. C’est avec un nouvel album sous son nom qu’il arrive au festival. Entre hip-hop et jazz, voir R’n’B, au clavier ou juste au chant, c’est super chouette. Une très belle découverte, un concert envoûtant, avec des musiciens vraiment bons, qui prennent plaisir à jouer. L’album est à la hauteur de ce que j’ai vu en concert, un vrai plaisir à écouter.

Ben Lamar Gay.

The Naghash Ensemble, venus tout droit d’Arménie, le groupe ou plutôt l’orchestre, joue une musique folklorique arménienne mais en gardant un œil et surtout une oreille ouverte sur la scène jazz. Avec des instruments originaux tels le duduk, l’oudou le dhol, qui sont de plus parfaitement maîtrisés par les différents musiciens, et accompagnés par John Hodian, le compositeur, au piano. C’est superbe, vraiment, j’aurai en plus la chance de les revoir le lendemain (samedi) lors de la conférence sur les musiques de l’exil aux Champs Libres. La salle est plus adaptée à leur son et à l’orchestre, ce qui rend vraiment honneur à ce grand ensemble.

The Nagash Ensemble.

Ouai Stéphane, l’homme aime à faire des blagues, comme envoyer un copain à sa place devant le photographe, et aussi se présenter avec des photos de Stéphane célèbres (Plaza, Bern). Musicalement ce n’est pas vraiment nouveau, c’est du style électro-house, et comme son copain Jacques il joue des boucles qu’il construit lui-même avec des instruments à la con : cuillères, main en bois et divers. Pas exceptionnel mais rigolo à voir.

Ouai Stéphane.

Bodega, le quintet américain de Brooklyn est un des groupes montants de cette fin d’année. D’ailleurs ils seront présents à la session hiver de la route du rock en février. Sur scène, c’est une chanteuse et un chanteur qui chacun leur tour se passent la balle. Mais c’est aussi une percussionniste qui tape fort et bien sur ses toms, comme si sa vie en dépendait. Les morceaux sont assez courts dans l’ensemble et, même si le groupe n’a rien inventé, ils reprennent à leur sauce le post-punk de Wire mélangé à l’indie pop de Parquet Courts. Mais ce n’est pas tout, les ramener à cela serait réducteur. L’album n’est pas à la hauteur de mes espérances mais sur scène le groupe vaut vraiment le coup d’être vu !

Bodega.

The Psychotic Monks sont un quartet tendance psychédélique sombre. Deux guitares, un clavier et une batterie auxquels se rajoute un chant. Ça joue bien mais comme tous ces groupes psyché, c’est un peu lassant sur la durée.

Ce sont mes coups de cœur à moi, libre à vous si vous y étiez de ne pas le partager, ce qui est écrit n’engage que moi. Il y a d’autres trucs qui m’ont plu aussi mais pas assez pour les rajouter à cette liste. Il y a aussi eu des trucs bien ridicules, et des touchants mais mauvais quand même.

The Surrenders.

Encore une fois, le cru a été relativement bon. Après, ça reste un festival avec plein de découvertes. Certaines transforment l’essai et on les retrouve dans d’autres festivals et font parler d’eux après un bel album, d’autres disparaissent corps et âmes. En tous cas, j’apprécie toujours autant les découvertes liées au festival des Transmusicales.

 

Un grand merci à l’équipe des Transmusicales pour ce chouette festival, un grand merci à Anthony pour sa confiance, aux autres photographes de l’équipe sans lesquels couvrir le festival ne serait pas aussi sympa.

Black Pumas.

Toutes les photos en couleurs ont été prises avec un Leica M7 sur de la Cinestill 800 et celles en noir et blanc sur de la Tmax 400 poussée à 1600 avec un contax G1.

 

Les portraits :

Le reste :

By | 2019-01-10T14:03:18+00:00 janvier 10th, 2019|Concerts, Portraits|0 commentaires

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