Suite et fin et dernier article de l’édition été du festival de la route du rock à Saint Malo. Ciel bleu depuis le matin, je me dis que la boue et la paille ont dû bien sécher depuis la veille. J’arrive dans le fort avec un peu de retard et je ne peux voir que la fin du set de Perfect Pussy. On (qu’il est con ce On) m’avait donné Perfect Pussy comme oscillant entre Fugazi et Sonic Youth, les deux groupes n’ayant pas grand chose à voir à part de jouer avec des guitares, une basse et une batterie chacun, je m’attendais à tout. J’avais vu passer sur les internets un texte du groupe qui disait au festival qu’il ne jouait pas longtemps car le groupe jouait vite et fort et que leur playlist était aussi longue que les autres mais les morceaux ne dépassaient que rarement les 2 minutes, du hardcore/punk ? Oui un peu, la chanteuse, Meredith Graves, crie tant qu’elle peut dans son micro, se roule par terre et prends des poses que ne renieraient pas ces grands frères hardcoreux. Mais là est sans doute le problème, le groupe est plutôt dans la pose que dans le « vrai » hardcore. Bref elle est mignonne, elle braille, ça joue pas mal derrière mais c’est un peu comme du canada dry, ça en a l’aspect mais pas le goût, dommage.

Perfect Pussy

Perfect Pussy

Je laisse cet ersatz de hardcore là où il est et je retourne vers la grande scène où va jouer Mac Demarco. Le Montréalais joue dans la catégorie Lofi, à savoir qu’il arrive à sortir des bonnes chansons avec une guitare pas chère et des mélodies simples. J’avais été voir et écouter ses vidéos avant de venir au festival, pas convaincu, mais je ne demandais qu’à être agréablement surpris. Je fais mes photos pendant les trois premiers morceaux, je reste dans le public pour deux autres morceaux et ensuite avec quelques « collègues et amis » photographes nous rejoignons le bar, et là je continue à écouter le sieur Demarco. Parfait pour accompagner une petite bière assis tranquillement au soleil, c’est l’effet qu’il me procure, ni bon ni mauvais, juste plaisant.

Mac DeMarco

Mac DeMarco

Me revoilà dans la fosse devant les musiciens de Baxter Dury qui ne tardera pas à faire son apparition sous les cris de la foule. Nonchalant, avec une bière dans la main, comme à son habitude l’anglais est souriant et visiblement en forme. Toujours accompagné de sa claviériste et choriste, puis de musiciens sapés comme des princes, il débute son set ou plutôt arrive sur l’intro débutée sans lui d’Isabel, tube tiré de son dernier album en date. Souriant et décontracté le britannique enchaîne les morceaux avec brio, tout est bien maitrisé, les merci merci merci dirigés vers le public semblent sincères. Un bon concert.

Baxter Dury

Baxter Dury

Je quitte la foule amassée devant Baxter Dury pour rejoindre la petite scène où Toy qui va débuter son set. Pareil que pour certains autres groupes, je ne sais pas du tout ce que c’est ! On m’en a encore dit du bien, c’est quand même fou de voir comment ce On est si bien renseigné même s’il lui arrive de se planter dans les grandes largeurs. Mais cette fois ci, il est tombé juste ce On. Toy, cinq chevelus dont une femme et un son, bordel, un son puissant, du rock psyché mélangé à des bouts de Krautrock, on dirait un peu du Led Zep en plus moderne, c’est très bon !

Toy

Toy

Je file voir Temples dont je ne connais pas grand chose non plus, encore des chevelus, jeunes aussi et le chanteur porte une veste à frange du meilleur goût, avec des pendentifs top seventies. Comme leur musique d’ailleurs plutôt pop mais bien marquée années 70, plus proche de Marc Bolan & Trex que le groupe précédent, rien de très excitant en fait, ça s’essouffle vite et ça n’apporte pas grand chose à personne. Un concert qui ne restera pas dans mes mémoires.

 

Temples

Temples

Mon dernier concert sera Cheveu sur la petite scène. Le trio français a un peu parcouru les routes françaises cet été et vient se produire pour la première fois il me semble dans le festival malouin. A coup de boite à rythme de sons éléctroniques, et de riffs de guitare, le groupe enflamme le fort, ou plutôt les gens réunis devant la petite scène. Personnellement je trouve ça très bon, un peu brouillon mais d’une efficacité et d’une énergie communicative, on verra un slam d’une poubelle durant le concert. Très très bon set, mélangeant des titres du dernier album et quelques uns du second comme Clara Venus ou encore A Great Competitor. Comme Metz le groupe divise le public en deux parties, ceux qui aiment, ceux qui détestent.

Cheveu

Cheveu

 

 

Je quitte là cette route du rock, la suite, à savoir Jamie XX et Todd Terje, ne me plairont pas j’en suis sûr. Je reste écouter les premières minutes de Jamie XX, le temps de retrouver mes copains, et je me dis que je préfère partir et rester sur un bon souvenir de cette Route du Rock été 2014.

Alors comme pour les deux premiers jours les photos en noir et blanc ont été prises avec mon Nikon F100 et de la kodak tmax 400 poussée à 3200 isos.

Je remercie la Route Du Rock pour ce bon festival qui malgré la pluie, la boue, les groupes moyens, reste quand même un bon festival, qui ne tombe pas comme beaucoup d’autres festivals dans la facilité de la programmation de groupes qui passent partout. La programmation ne me plait pas toujours mais elle est quand même pointue, et reste assez indépendante et continue de me faire découvrir de bonnes choses.