La route du rock hiver 2019.

La route du rock hiver 2019.

Le vendredi

Marble Arch, jouant une pop rock tendance shoegaze dira-t-on, le jeune groupe enchaine les morceaux et les mélodies. c’est bien joué, c’est propre, mais ça ne révolutionne pas le style. Mais on sent de la sincérité dans les compositions et aussi sur scène.

Marble Arch.

Mermonte, composé de plus ou moins 11 musiciens, le groupe rennais, est connu pour sa pop mélodieuse et classieuse. Ce n’est pas le groupe au complet qui était sur la scène du festival cette fois-ci, et quelque part je n’ai pas trouvé ça mal. Oui en général je trouve Mermonte « trop », dans le sens ou trop de guitares, trop de ceci trop de cela, c’est vrai que à plein sur scène, il faut que tout le monde joue et au final je trouve que trop d’instruments tue la musique. Bref, ici c’est avec un orchestre réduit qu’ils ont fait un concert de pop, jolie, mais qui me laisse toujours un peu froid, mais j’admets volontiers qu’il y a beaucoup de talents dans cette formation.

Mermonte.

Puis c’est au tour de Flavien Berger de se montrer au milieu de ses machines sur la scène. Je ne savais pas à quoi m’attendre, j’avais complètement oublié que je l’avais déjà vu il y a quelques années sur la même scène. Et quand j’ai relu ce que j’avais écrit à l’époque, rien n’a finalement changé. Toujours aussi bavard, toujours aussi peu enthousiasmant. Coincé derrière ses sons qu’il lance à la va-vite, les morceaux se suivent et se ressemblent. Peu de variété dans la musique, le rythme ou le chant. Ce qui m’étonne le plus chez l’artiste c’est sa capacité à faire déplacer les foules, je n’aurais pas imaginé que les gens venaient pour le voir, et bien si ! La salle s’est vidée d’un bon tiers après son passage. Je dois être passé à côté de quelque chose, je ne comprends toujours pas cet engouement pour cet artiste.

Flavien Berger.

Et les New yorkais Bodega vont, ce soir, mettre tout le monde d’accord. Je les avais déjà vus en décembre pendant les Transmusicales, c’était d’ailleurs un de mes coups de cœur du festival. Ben ça m’a fait bien plaisir de les revoir. Le duo chanteur/chanteuse fait vraiment le boulot, le tout appuyé par des guitares rageuses, une très bonne section rythmique et des compositions toujours aussi efficaces. Ça chante, ça gueule, ça joue fort, le guitariste saute, la bassiste reste impassible et la percussionniste est toujours aussi démonstrative. La chanteuse fait un peu penser à une majorette avec tous ses gestes, un peu trop des fois, mais c’est un très chouette concert.

Bodega.

Je ne verrais pas beaucoup du dernier et sympathique groupe à savoir Cannibale. C’est du genre garage exotique psyché de cambrousse, ça, c’est eux qui se définissent comme ça. Je ne savais même pas que le genre existait, mais ça le fait pas mal, c’est un garage plutôt pop au final, et ça plait au public de plus en plus clairsemé.

Cannibale.

Le samedi

Bc Camplight ayant annulé, la soirée commence directement par Drahla. Le britannique groupe de post-punk est bon, mais ils sont un peu jeunes, non pas à cause de leur âge, mais scéniquement parlant . En effet ils sont si concentrés sur leurs instruments qu’il n’y a aucune communication avec le public. Mais musicalement c’est très intéressant, le chant féminin y est sans doute pour beaucoup et laissons leur le temps de la tournée avec Metz pour se rendre plus alaises.

Drahla.

Encore une chanteuse anglaise sur scène, seule cette fois. Et c’est Anna Calvi qui arrive toute de rouge vêtue. Seule, armée de sa guitare, elle va dérouler ses morceaux dont pas mal sortent du dernier album, sans fléchir ni faire de pause. Elle en impose. Après on aime ou pas, mais il faut admettre le charisme de la dame, elle arrive à remplir une grande scène et à captiver tout le public. Avec sa seule guitare, elle nous joue un rock abrasif, des morceaux tirés du dernier album un peu revisité, mais aussi des plus vieux. Chapeau bas madame Calvi.

Anna Calvi.

La lumière se fait plus basse, et c’est un duo qui arrive sur scène. C’est au tour de Boy Harsher de nous ramener dans les années 90. Entre EBM (Electronic Body Music) et synthpop, le groupe oscille jusqu’à fréquenter la musique industrielle . C’est très dansant, mais aussi très sombre, et malgré la presque pénombre on aperçoit Jae Matthews qui ne lâche quasiment jamais son micro et son compère Gus Muller ne quitte pas ses machines. C’est un bon moment, qui ne plait pas à tout le monde, c’est un peu le genre de groupe ou plutôt de musique qui divise.

Boy Arsher.

 

Et à la fin, c’est Warmduscher qui clôtura la soirée. Le groupe est composé de membres de Fat White Family, de Paranoid London et Insecure Men. Alors comment dire, un chanteur avec une sorte de chapeau de cowboy nous fait avec son groupe une sorte de garage blues crado, c’est pas mal, ça joue bien, c’est assez rigolo. Mais par contre ça joue tard, très tard, je ne tiendrais pas jusqu’à la fin.

Warmduscher.

Un grand merci à la Route du Rock, et à la salle de la Nouvelle Vague, pour leur accueil et leur confiance. Et aussi évidemment comme à chaque session, Fred du site  La Route du rock non officielle qui sait beaucoup de choses sur le festival et est une véritable mine.

Toutes les photos ont été prises avec un nikon F100 sur de la Tmax 400 poussée à 3200 isos, développée à la maison dans du révélateur Tmax.

 

 

By | 2019-03-07T09:59:52+00:00 mars 7th, 2019|Concerts|0 commentaires

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