La route du rock hiver 2018

La route du rock hiver 2018

Comme chaque année en février, il y a un passage obligé sur le calendrier et à Saint Malo, c’est La Route du Rock. Comme depuis quelques années, elle débute à Rennes par deux soirées. La première avait lieu dans la chapelle du conservatoire, et la seconde à la MJC l’Antipode. Je n’ai pu assister aux deux premières soirées, je vais donc vous conter les deux autres qui ont eu lieu à la Nouvelle Vague de Saint Malo.

Carton plein, ce qui n’arrive pas tout le temps, pour la soirée du vendredi. Elle débutait par des parisiens, les Bryan’s Magic Tears. C’est une sorte de « super groupe » composé par des membres de Marietta, La Secte du Futur et Dame Blanche. Ils sont jeunes, les cheveux longs et donnent dans ce que je qualifierais de Shoegaze, un style de pop british et bruitiste des années 90, avec des têtes de gondoles comme les Charlatans, les Jesus & the Mary Chain et autres Stone. Ça joue bien, c’est une belle mise en bouche pour le restant de la soirée. Seul bémol, ils reprennent un morceau de The Smiths que je n’ai reconnu que par les paroles, la musique n’avait plus rien à voir, attention quand on touche à The Smiths !

Bryan’s Magic tears.

Et d’un coup ça part en couille, ou en tout ce que vous voulez si le mot ne vous plait pas. Kelley Stoltz arrive sur scène avec sa pop foutraque. Le californien qui est signé sur le label du stakhanoviste du garage au kilomètre alias John Dwyer de Thee Oh Sees. Niveau musical, c’est bizarre, pop mais bizarre, je n’arrive pas à définir ce que j’ai vu sur scène, au bout d’un quart d’heure j’ai fait une pause et quand je suis revenu il avait enfilé une veste à paillettes et entamait une reprise de Marvin Gaye aussi imbuvable que celle des Smiths du premier groupe.

Kelley Stoltz.

La classe, c’est le premier mot qui me vient à l’esprit quand je me souviens du concert des belges de Girls in Hawaii. Oui la classe, je ne connais pas bien, voire pas du tout la discographie de ce groupe, ce que j’en ai entendu ne m’a pas déplu, mais je n’avais pas été transporté. J’avais pu les voir faire leurs balances lors de leur venue à Rennes avant qu’ils posent très gentiment pour que je leur tire le portrait, et pour le peu que j’en avais vu j’avais eu la même impression, la classe. Un bon concert, propre, avec plein d’amour dedans et je ne me moque pas du tout, c’était vraiment chouette.

Girls in Hawaï.

Cette Route du Rock 2018 c’est aussi le retour des caennais de Concrete Knives. Leur premier album date de 2012 et après des passages remarqués aux Transmusicales, puis à la session été de la Route du Rock, on n’avait plus beaucoup entendu parler d’eux. Mais au final malgré l’enthousiasme du groupe et surtout du duo de chanteur/chanteuse et de l’arrivée d’un sixième élément dans le groupe, pas vraiment de neuf, mis a part quelques nouveaux morceaux. C’est sympa mais c’est un peu comme avant, un peu sympa mais pas plus intéressant que ça non plus.

Concrete Knives.

 

Park Hotel clôt la soirée, nouvelle signature du label/créateur mode Kitsuné. Groupe d’abord formé de Rebeca Marcos-Rosa et Tim Abbey, ils sont sur scène accompagnés de musiciens. Elle, vêtue d’une jolie combinaison à pois et Lui, un quasi sosie de Tom Yorke qui aurait volé ses fringues à Pete Doherty. C’est pas mal, ça danse. Je qualifierais ça d’électro pop, mais vu que je n’y connais rien, je ne sais pas trop quoi dire.

 

Park Hotel.

Le samedi commence par les Insecure Men, que je ne verrais pas, puis c’est Montero qui prend la suite. C’est un copain de Mac de Marco, un australien qui donne dans la pop/rock de pas très bonne facture. Une dégaine sans doute à la mode sur l’autre hémisphère mais beaucoup moins ici, avec son pantalon  à motifs hamburgers et hot dogs, ses cheveux verts, et sa veste en jean à patch Montero, et sa guitare dans le dos. Le concert est un peu chiant en fait.

Montero.

Chain & The Gang, un des projets de Ian Svenonius qui est chanteur dans de chouettes groupes comme les Nation Of Ulysses (signés chez Dischord) , ou d’autres moins intéressants, est sur scène. Il est accompagné de jeunes dames qui jouent soit de la batterie pour l’une soit de la basse pour l’autre et de la guitare aussi. Tous sont sapés dans des costards roses avec des motifs léopards du plus bel effet, ou pas. Musicalement ça tire vers les Cramps mais version molle, très molle. Niveau scénique par contre il donne de sa personne le Ian, entre ses allers-retours dans et sur le public, il s’égosille comme un Lux interior ou un Iggy Pop, mais ça ne fait pas un bon concert pour autant.

Chain & The Gang.

Baxter Dury arrive et calme tout le public d’un coup. Toujours accompagné de charmantes dames sur scène lui aussi, mais il ne saute pas partout voire pas du tout et bouge juste ce qu’il faut autour de ses bières et son whisky. Ca croone mais c’est toujours aussi sympa, même si son dernier album n’a rien d’exceptionnel, le chanteur a toujours la côte et est toujours bon sur scène. Depuis les désormais classiques de son premier album jusqu’à ses derniers titres, il y en a pour tout le monde. Chouette concert.

 

Baxter Dury.

Une tornade arrive sur scène pour remplacer le dandy Dury. Voici The GO! Team avec sa chanteuse très énergique et ses musiciens qui ne savent pas rester en place. Plutôt pop avec pas mal de cuivres, ça tend des fois vers le protofunk des Fishbone, mais ça reste assez inégal à mon gout, pas de quoi fouetter un chat, juste s’il le mérite.

The GO! Team.

Un grand merci à l’équipe de La route du rock pour cette programmation de qualité, l’équipe de La Nouvelle Vague de Saint Malo. Merci aussi aux groupes, qui même si tout ne me plait pas, donnent vraiment du leur pour le public qui cette fois était venu en nombre et ça fait bien plaisir !

 

Toutes les photos ont été prises sur de la Tmax 400 poussée à 3200 isos et développée maison dans du Microphen (ilford) avec mon nikon F100.

 

 

By | 2018-05-04T06:19:03+00:00 mai 4th, 2018|Concerts|0 commentaires

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