La Route du Rock 2017 – session hiver

La Route du Rock 2017 – session hiver

La Route du Rock, c’est un rendez-vous que je n’aime pas louper, hiver comme été. C’est un des seuls festivals que je suis de près. Cette fois ci, c’est la session hiver que je vais vous conter. Je n’ai pas fait les deux premières soirées qui se passaient à Rennes. Je n’ai commencé que par le vendredi qui se déroulait comme d’habitude en hiver dans cette sympathique salle qu’est La Nouvelle Vague à Saint Malo. 

le vendredi :

Je ne vous raconterai pas le concert des Cherry Glazerr car je n’en ai vu que le dernier morceau, j’étais coincé dans une queue à l’entrée. C’est ballot, ça avait l’air vraiment bien. Mais je n’allais pas louper Fishbach, cette jeune femme qui doit être née après les années 80 et qui les redécouvre par les plus mauvaises choses que cette période a produites. Je l’avais déjà vue aux Transmusicales où elle faisait une résidence à l’Aire Libre et j’étais sorti au bout de 30 min. Non seulement la musique est aussi tarte que du Indochine mais elle le chante avec des accents de Rose Laurence (mais si, vous ne vous souvenez pas de Africa ? ). Les textes sont un mélange de poésie navrante et de mots sortis d’un dictionnaire de rimes. Bref, je n’ai pas plus aimé que la première fois.

FISHBACH

Mais ensuite les anglais de Shame arrivent sur scène et en deux minutes ils retournent le public. Ils sont jeunes, ils ont des têtes d’anglais, ils jouent du post-punk et ils sautent partout. Le chanteur est torse poil au bout de deux morceaux mais ce ne fait rien à l’affaire. Ça donne envie au départ, car ça décolle tout de suite mais au bout d’un quart d’heure ça s’épuise et ça se répète un peu. L’énergie est toujours là mais on sent que les bons morceaux sont passés et du coup ça se calme mais c’était intéressant surtout pour un groupe qui n’a encore enregistré que deux titres. En vrai, ça m’a fait penser à du Total Victory mais en moins bien, surtout pour le son qui ne leur rendait pas hommage je trouve. Un groupe à suivre.

SHAME

Changement de ton avec Buvette qui, comme leur nom ne l’indique pas, sont suisses. Emmenés par Cédric Streuli, le groupe donne dans un style que j’aurais du mal à qualifier, tantôt Krautrock avec des longues répétitions, puis tout à coup (enfin le morceau d’après) c’est du reggae, voire du Dub. Autant dire que c’est difficile à avaler, c’est dommage ça partait bien. J’aurais un peu tendance à comparer le chanteur avec Flavien Berger pour ses digressions autant verbales que musicales.

BUVETTE.

Je ne resterai pas longtemps pour le dernier groupe Romare, DJ anglais à moustache accompagné d’un percussionniste avec une électro lente et qui me donne envie d’aller me coucher, ce que je fais de ce pas.

Le samedi :

Je raterai (encore) le premier groupe. C’est encore une fois dommage car ça avait l’air bien mais bon on ne peut pas aller se bâfrer de galettes et arriver à l’heure au concert. Je ne verrai donc pas Goat girl.

Mais je suis là quand Barbagallo monte sur scène, le barbu officie à la batterie qui, comme il chante aussi, est placée au milieu de la scène. Le gars Julien Barbagallo joue aussi dans le groupe français Aquaserge et est par ailleurs batteur du groupe Tame Impala. C’est donc avec ce sérieux CV que je m’apprête à découvrir Barbagallo, seul avec son propre groupe. Comment dire, ce n’est pas terrible. Par moment on dirait du Voulzy même, ça parle de voyage, de pays lointains où personne ne vient le voir, de choses et d’autres avec une musique pop et un peu psyché qui n’ont pour moi pas grand intérêt.

 BARBAGALLO

Et c’est au tour de la tête d’affiche du festival de monter sur scène. Teenage Fanclub a vieilli mais leur public aussi et c’est peu de  dire que le public est tout à coup rempli de cheveux gris. Malgré le nombre des années et des albums du groupe écossais, leur musique est restée bloquée dans les années 90 avec une musique pop bien léchée qui rappelle toujours des vieux groupe américains tel les Byrds. Le concert se déroule sans grande surprise et sans grand jeu de scène, les deux guitaristes (Norman Blake et Raymond Mac Ginley) se partagent le chant avec le bassiste (Gerard Love) qui chantera les plus grands classiques du groupe. Pas d’envolées lyriques, pas de saut dans le public, mais un chouette concert pour ceux, nombreux, qui aiment Teenage Fanclub.

TEENAGE FANCLUB

C’est au tour de Juniore de défendre leur premier album sur scène. Trois jeunes femmes, le batteur et une momie bassiste, jouent une musique proche du groupe La Femme en plus yéyé. On pense aussi à Françoise Hardy avec de la musique des années 80. Remarquons que c’est le second groupe du festival qui nous donne à écouter la musique des années 80 comme on aimerait qu’elles aient été enterrées. C’est une mode et je ne suis pas sûr qu’elle passe l’hiver. Le public est divisé, enfin pour ceux qui sont restés devant. 

JUNIORE

Et la cerise sur le gâteau c’est The Limiñanas qui clôture la soirée. Comme par enchantement, la salle se re-remplit pour voir les perpignanais sur scène. Du haut de leur quatrième album, le duo se fait maintenant accompagner de quatre autres musiciens dont une chanteuse. La batterie réduite à son plus simple appareil est sur le coté tandis que les autres musiciens sont sur la même ligne alignés, sauf un qui passe du clavier à la guitare et à d’autres instruments que je ne connais pas. En tous cas ça joue bien et fort.  Même si la lumière est exécrable (on distingue à peine le groupe sur scène), le plaisir de jouer est là et le public en est ravi. C’est la deuxième fois que je les vois (la première, ils étaient en plus accompagnés par Pascal Comelade) et j’ai trouvé ça encore meilleur, plus abouti, plus psyché tout en gardant les guitares mordantes. Sans compter la reprise instrumentale de Russian Roulette des Lords of The New Church rondement menée. Un réel plaisir partagé par le public qui contrairement à d’habitude est resté jusqu’à la fin. 

THE LIMIÑANAS

Un grand merci à la Route du Rock, à la salle de la Nouvelle Vague, au public, aux organisateurs et aux artistes. Merci surtout à Fred Rock pour son site non officiel de la route du rock où l’on peut trouver toutes les bonnes informations.

Toutes les photos ont été prises avec un nikon F100 sur de la tmax 400 poussée à 3200 isos et développée maison dans du Tmax.

By | 2017-03-10T13:30:39+00:00 mars 10th, 2017|Concerts|0 Comments

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