La Jungle + Lysistrata + Owun – Le Croiseur – Lyon

La Jungle + Lysistrata + Owun – Le Croiseur – Lyon

Pour le 1er avril, certains se contentent d’éplucher l’actualité à la recherche de fameux poissons. De mon côté, j’ai décidé d’aller pêcher de la bonne friture au Croiseur grâce à l’affiche folle et furieuse concoctée par les très respectables The Flying Sausage Conspiracy, Free Noise et Les Briques du Néant. Synopsis de la soirée :  trois groupes s’amusent avec tes tympans pendant plus de deux heures et c’est George Michael qui gagne à la fin !

 

Owun

Le trio grenoblois ne fait pas de chichi avec sa noise dense mais tranchante. En activité depuis 1992, avec un hiatus entre 2001 et 2007, sous la forme d’un quintet puis d’un trio, Owun manie les armes avec une assurance experte. Lame à six cordes affûtée, rythmes taillés au scalpel sur fond de basse-tronçonneuse, la recette séduit la chair tendre d’un public qui hésite quand même à s’approcher trop près de peur de se faire griffer.

 

 

Lysistrata

Après les aînés aiguisés, place à la jeunesse qui frappe fort. Le trio originaire de Saintes, égérie Ricard et dont l’album a été enregistré à Cognac, arrose de l’énergie partout où il passe. Après les Trans Musicales de Rennes et avant le Printemps de Bourges, Lysistrata passe par Lyon mais ne se contente pas de servir un simple apéro. Une dose de math-rock, deux volumes de noise, une pincée de cris, on shake le tout énergiquement et on boit cul sec ! Pour ceux qui ont loupé le premier service lyonnais, Lysistrata remettra le couvert le 9 mai au Transbordeur au cours d’une soirée anisée.

 

 

 

 

La Jungle

Pour clore la soirée, quoi de mieux que la chaleur moite de La Jungle. Le duo belge se lance dans une messe transpirante, toute batterie devant tandis que la guitare gesticule, serpente. Le peuple de La Jungle ne laisse aucun répit, dessine des chemins saturés, brouille les pistes sonores et va jusqu’à raconter une histoire belge qui se passe en Suisse. En guise de grand finale de cette cérémonie, pas de sacrifice de jeune vierge ou de pastèque sur un autel de lianes. La soirée s’achève sur un Wake Me Up de Wham joué par le mode démo du clavier Casio comme pour signifier « la transe est finie, réveillez-vous et allez sécher vos vêtements souillés de sueur, amen. »

 

 

 

 

Instant technique : les photos ont été réalisées avec un Nikon F100 (35 et 85 mm) sur film HP5+ d’Ilford à 3200 ISO développé à la maison dans du LC29 (1+9).

 

By | 2017-04-07T08:02:14+00:00 avril 6th, 2017|Concerts|0 commentaires

About the Author:

Charles, 37 ans, basé à Lyon. Plutôt argentique, plutôt rock, plutôt bière. http://www.charlesfaitdelaphoto.com/

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