Hellfest Open Air 2016 – Jour 3 (Dimanche 19/06)

Hellfest Open Air 2016 – Jour 3 (Dimanche 19/06)

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La journée du dimanche était certainement celle qui faisait le plus de promesses musicalement, et effectivement ça n’a été qu’une succession de grosses claques dans la tronche même si la perspective d’être obligé de subir un concert entier de Megadeth plus tard dans la journée m’angoissait dès le matin.

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Pour me détendre, j’entame la journée par un bon gros hardcore des familles avec Alea Jacta Est, groupe de Toulouse ultra efficace, preuve que la scène HxC française est toujours active et intéressante. Pas besoin de réfléchir ici, ça bastonne et puis c’est tout.

 

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Alea Jacta Est

 

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Alea Jacta Est

 

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Alea Jacta

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Changement radical d’ambiance avec le concert suivant : Stille Volk, trois musiciens issus du metal qui jouent ici une folk pagan avec instruments traditionnels. J’avoue que je craignais une ambiance un peu trop « banquet et saucisses grillées », mais leur set est en fait très à propos au sein du Hellfest avec des compos sombres, planantes et vraiment prenantes.

 

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Stille Volk

 

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Stille Volk

 

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Stille Volk

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Avec autant de concerts vus sur 3 jours, ça devait bien finir par arriver : je n’ai absolument aucun souvenir d’être allé au concert de Death Alley sous la Valley. Donc du coup, j’ai rien à en dire.

 

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Death Alley

 

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Death Alley

 

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Death Alley

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On retourne ensuite à la Warzone pour une des plus grosses tartes de la journée : Turnstile. En gros, c’est des mecs qui ont décidé de ranimer l’esprit hardcore des 80’s, tendance Minor Threat et Black Flag, en y ajoutant des grosses doses de mélodies punkisantes, et en poussant le délire rétro jusque dans la production et même leurs visuels. Sur scène, ils n’ont rien à envier à leurs illustres aïeux tant le bordel qu’ils provoquent pourrait aisément faire croire qu’on se trouve à Washington D.C. en 1982. On pouvait craindre que cette énergie soit difficile à retransmettre sur une scène de festival, qui ne favorise pas le contact avec le public. Alors bien sûr, impossible ici d’avoir en permanence 20 slameurs sur la scène comme à leur habitude, mais les mecs se donnent à 200% avec un chanteur (Brendan Yates) incapable de tenir en place et un bassiste (Franz Lyons) qui est une vraie sauterelle.

 

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Turnstile

 

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Turnstile

 

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Turnstile

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On ne savait pas quoi attendre de la présence de King Dude au Hellfest : un set de folk/southern rock gothique en plein milieu de la journée aurait pu sacrément détoner avec le reste. Mais c’était sans compter sur le talent et le charisme de Thomas Jefferson Cowgill qui nous sert ici une setlist très électrique (Fear Is All You Know, Black Butterfly, The Heavy Curtain…) et surtout profondément magnifique, qui m’a captivé de bout en bout. Une de mes plus belles surprises du week-end.

 

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King Dude

 

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King Dude

 

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King Dude

 

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King Dude

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Aller voir un concert d’Unsane, c’est un peu la routine, on sait à l’avance ce qu’il va se passer : on va se manger mandales sur mandales pendant une heure, à coup de riffs gras et acérés, Chris Spencer va finir en nage sous sa casquette des Yankees à l’envers, on va se faire massacrer les tympans par les coups furieux de Vinnie Signorelli sur sa batterie, on va avoir les oreilles qui sifflent pendant 3 jours à cause des ronronnement de la basse de Dave Curran, on va tous péter un câble quand ils vont entamer Against The Grain… C’est la routine, mais on y retourne à chaque fois tellement c’est bon.

 

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Unsane

 

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Unsane

 

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Unsane

 

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Unsane

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Ayant vu Gojira deux fois la semaine précédente (au concert privé retransmis sur Arte et au Download Festival), c’est quasiment sans regrets que je me dirige plutôt vers la Temple pour un des concerts que j’attendais le plus, Mgla, groupe de black metal polonais que j’ai découvert beaucoup trop tard suite au Top Album 2015 de Metalorgie. Le dernier album, Exercises In Futility, y était largement encensé et tourne environ quotidiennement chez moi depuis. Sur scène, Mgla est la preuve qu’il n’y a pas besoin de corpse paints et de grimaces pour être monstrueusement evil. Ici, les 3 musiciens son masqués, une capuche sur la tête, et débarquent sur scène sans un mot avant d’enchaîner leur set entier sans aucune pause. Ils ne sont également jamais éclairés directement et leur seul jeu de scène est de placer un pied sur un retour de temps en temps. et c’est tout. Le son est terriblement puissant et d’une densité étouffante, matraquant les riffs noirs profondément dans nos crânes. Après 50 minutes de purs ténèbres et un final sur Exercises in Futility VI et sa montée démentielle, le groupe balance un dernier hurlement déchirant avant de se barrer, d’un coup, sans un mot, nous laissant complètement assommés. Sans conteste le concert le plus impressionnant et marquant du week-end.

 

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Mgla

 

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Mgla

 

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Mgla

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Taake, c’est exactement l’inverse : corpse paints, grimaces par kilos, poses à la con, tournoiements de cheveux et regards noirs. Après Mgla, on a un peu l’impression d’assister à une parodie et c’est vraiment frustrant parce que c’est quand même hyper bien, Taake, à la base.

 

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Taake

 

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Taake

 

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Taake

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Passage rapide sous la Altar pour shooter Katatonia, mais ne connaissant absolument pas le groupe je me risquerai pas à en parler.

 

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Katatonia

 

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Katatonia

 

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Katatonia

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Après une tentative de regarder Rival Sons que je trouve chiants et surfaits, l’heure fatidique de 20h45 sonne. Le moment d’angoisse qui m’a travaillé tout le week-end est arrivé, et il est temps pour moi d’affronter mon destin. En effet, pour être bien placé pour le show de Ghost, je me vois obligé de subir le set entier de Megadeth. C’est la deuxième fois que je les vois, la première étant au Sonisphere 2011 en attendant Metallica, ce qui reste aujourd’hui encore un des plus longs moments de ma vie. Heureusement, je me trouve un coin le long d’une barrière pour m’asseoir dos à la scène et ne pas avoir à supporter la tronche de Dave Mustaine en plus de sa voix.

Deux ans et demi plus tard (durée estimée du concert), c’est enfin au tour de Ghost de monter sur scène pour un show spécial qu’on annonce rempli de surprises. Papa Emeritus III commence le concert en tenue complète, qu’il n’arborait plus dernièrement, mais mis à part ce détail et la présence de quelques effets pyrotechniques, le show commence de manière plutôt classique. La scénographie et le lightshow sont superbes, le son est parfait et le groupe très en forme comme d’habitude. C’est au troisième morceau Body And Blood que les surprises commencent : les Sisters of Sin, un grand groupe de nonnes, sont appelées pour servir du vin aux premiers rangs. Le public est de plus en plus dense et les tubes du groupe comme Year Zero ou  He Is finissent de convaincre ceux qui ne les connaissaient pas encore. Après un speech sur l’orgasme féminin, ils entament la magnifique et traditionnelle Monstrance Clock, qu’ils achèveront accompagnés des Sisters Of Sin et d’un groupe d’enfant de l’école de musique de Clisson qui visiblement ne s’attendaient pas à une telle foule en face d’eux. Un feu d’artifice est même tiré pour conclure ce concert vraiment classe, et qui finira d’asseoir la réputation du groupe en France, qu’on est dorénavant obligés de compter parmi les grands.

 

Feu d'artifice à la fin de Ghost

Feu d’artifice à la fin de Ghost

Suite à l’annulation odieuse du concert prévu au Grand Rex deux semaines avant le Hellfest (officiellement, le concert n’a pas été annulé mais « déplacé » à 400 bornes de là au Pays-Bas, le tout sans aucune explication ni excuses), cette date devenait donc le tout premier passage de Puscifer en France après 13 ans d’existence, et peut-être la seule occasion qu’on aura de les voir dans notre vie. On avait donc un peu peur de ce qui nous attendait, et face au manque total de communication du groupe au début de concert, on ressentait effectivement comme un léger malaise qui a bien mis 2 ou 3 morceaux à se dissiper. Mais face au son hallucinant de pureté, à la puissance des morceaux, à la justesse du chant et au show bizarrement très cohérent des lutteurs de lucha libre qui parcourent la scène, on est obligés d’être fascinés. Même masqués/maquillés, Maynard James Keenan et Carina Round pètent de charisme et captivent l’œil avec leurs chorégraphies cheloues tout en faisant couler leurs harmonies vocales parfaites dans nos oreilles (rraaaaaah, The Remedy, quel morceau bordel). La setlist fait la part belle aux deux derniers albums, évinçant un peu le premier (un seul morceau, Vagina Mine) et c’est tant mieux. Seul bémol du concert, la blague récurrente vraiment à chier de MJK qui lâche pas l’affaire (il transforme Hellfest en « Elf Fest », nous racontant qu’il est heureux d’être en Terre Du Milieu, qu’il a croisé Bilbo en coulisse etc, gag, rires). Un concert monumental, et une merveilleuse façon de terminer le festival qui a tout de même été sacrément riche en claques musicales.

Tops de la journée : 

Flops de la journée : 

Note technique : pour la couleur, j’utilise ici exclusivement de la Portra 400, développée à la maison avec un kit C-41. Les photos 135 sont prises avec mon Nikon F90x (objectifs : un Sigma 24-70 f/2.8 et un Sigma 70-200 f/2.8), le 120 avec mon Yashica Mat 124G. Pour le noir et blanc, j’utilise de la Tmax 400 poussée à 1600 dans du révélateur Tmax. Toutes les photos N&B sont prises avec mon Nikon F80 et les mêmes objectifs que pour la couleur. 
Remerciements :un grand merci au Hellfest et en particulier à Roger de Replica Promotion pour l’accréditation

Galeries

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Ambiance

By | 2017-03-27T08:48:25+00:00 juin 28th, 2016|Concerts, Hellfest 2016|0 commentaires

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