Hellfest Open Air 2016 – Jour 1 (Vendredi 17/06)

Hellfest Open Air 2016 – Jour 1 (Vendredi 17/06)

(si le texte vous les brise et que vous voulez passer directement aux photos, cliquez ici)

Il y a quelques semaines de ça, nous vous annoncions que nous allions cette année couvrir le Hellfest en argentique. Et après quelques heures de développement et quelques loooooooonnnnngues heures de scan, on est enfin prêts à vous présenter tout ça. Cependant, une petite précision : si vous vous attendez à trouver ici les photos de vos têtes d’affiches favorites, vous risquez d’être déçus. En effet, étant un petit média nous n’avions pas de pass prioritaire et il nous était très difficile d’accéder aux mainstages dès l’après-midi. De plus, à part quelques groupes (on va y revenir), la programmation qui nous intéressait se déroulait plutôt sur les autres scènes (à part la Altar, parce que JE PEUX PAS BLAIRER le death et le thrash metal). Pas de photos de Rammstein ou Black Sabbath ici, donc. Bref, une fois cette précision établie, si vous êtes toujours intéressés, vous pouvez continuer la lecture.

img309
img308

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet et de vous raconter toutes les merveilles qu’on a vues/entendues le vendredi, profitons de cette intro pour dresser un petit bilan général de cette édition 2016. Et comme j’ai la flemme de rédiger, on va se faire ça sous la forme d’une liste de plus et de moins :

Les plus

  • la programmation, complètement dingue et éclectique sur les 6 scènes (un peu moins sur les mainstages mais bon, ça va), notamment le dimanche où les baffes s’enchaînaient
  • le cadre et le décor, uniques, qui donnent toujours l’impression de se balader au Disneyland du métal
  • la nouvelle Warzone (scène punk et hardcore), absolument magnifique (avec une immense statue hommage à Lemmy) et qui dispose maintenant d’un gradin pour ceux qui veulent suivre les concerts tranquilles. Une putain d’amélioration.
  • LE FEU ! J’adore le feu. Dès que le soir tombe, ils allument des brasero partout, il y a des tirs de flammes depuis toutes les structures et des spectacles de cracheurs de feu, c’est génial.
  • Le son, globalement super bon
  • l’organisation générale, qui fait bien sentir que le festival chercher à corriger les défauts d’année en année
  • l’organisation des pits photo (hors mainstages), qui ne donnent jamais l’impression d’être surchargés malgré les 350 photographes sur place
  • Les Challengers qui assurent la sécu une fois encore, ultra sympas et efficaces tout en laissant tout le monde s’amuser

Les moins

  • de l’avis général, il y avait BEAUCOUP trop de monde cette année (30 000 de plus que l’année dernière sur les 3 jours). Il était extrêmement pénible de circuler dès 16h, et les têtes d’affiche du soir étaient totalement inaccessibles à ceux qui ne voulaient pas se planter toute l’aprem au même spot. Bref, va falloir penser à pousser les murs avant que ça ne devienne insupportable. (correction : Ben Barbaud a communiqué en précisant qu’il y avait non pas 30 000 mais 9000 personnes de plus que l’an passé, et que le sentiment d’affluence était dû à une mauvaise gestion du running order qui a concentré trop de gens autour des mêmes scènes, ce qu’ils corrigeront l’an prochain)
  • l’ambiance moins fofolle que les années précédentes : la faute à la météo mitigée ? Au ras-le-bol général en France actuellement ? A la présence, selon certains, de plus en plus de « touristes » qui ne connaissent pas le festival et son univers ? Sûrement un mélange des trois, mais en tout cas cette année, on a pas vu de batailles d’eau qui se terminent avec tout le monde à poil, de mecs qui grimpent dans les arbres, de parties de foot improvisées dans l’herbe, etc. Dommage.
  • le système cashless, arnaque totale : impossible d’acheter autre chose que des boissons avec, et impossible de se faire rembourser l’argent non dépensé qui a été mis dessus, alors que ça n’est précisé que dans un petit paragraphe uniquement sur le site dédié au cashless. Vraiment abusé.
  • Megadeth

 

img270-1
img206-1
img201-1
img238-1
img302-1
img253-1

 


Ceci étant fait, on peut enfin passer à ce qui nous intéresse ici : les groupes du vendredi. On commence la journée à l’ouverture avec The Shrine, qui jouent toujours un rock punkisant super cool, mais qui sied horriblement mal au créneau qui leur ést alloué : la Mainstage 2 à 10h30, une scène beaucoup trop grande pour eux, qui casse toute leur énergie. Une Valley enfumée aurait sans doute été beaucoup plus adaptée.

 

The_Shrine-04

The Shrine

 

The_Shrine-02

The Shrine

 

The_Shrine-06

The Shrine

Voir toutes les photos de The Shrine

 

Après avoir shooté The Shrineon fonce droit à la Temple juste le temps de faire quelques photos de Moonreich avant de rejoindre la Warzone afin admirer la fin de Cowards, des parisiens qui jouent un hardcore crade avec des éléments black, qui peut faire penser à un mélange entre Converge et les Kickback récents. Sur scène, c’est bien puissant comme on s’y attend, et ça donne envie de s’y pencher avec plus d’attention.

 

Moonreich

Moonreich

 

Moonreich-03

Moonreich

Voir toutes les photos de Moonreich

 

Les Stoned Jesus enchaînent ensuite sous la Valley : c’est l’un des concerts que j’attendais avec impatience ce vendredi tant on m’avait vanté leurs prestations scéniques. Et effectivement, ils nous font passer un pur moment de stoner avec un son puissant et gras comme il se doit, et une énergie monumentale à 11h40 du mat’. Ils terminent leur set avec la sublime I’m The Mountain, titre phare d’un quart d’heure extrait de leur premier album. A noter qu’ils étaient apparemment le premier groupe ukrainien à jouer au Hellfest.

 

Stoned_Jesus-07

Stoned Jesus

 

Stoned_Jesus-05

Stoned Jesus

 

Stoned_Jesus-04

Stoned Jesus

 

Voir toutes les photos de Stoned Jesus

 

Difficile de rentrer dans le concert d’Harm’s Way après la claque de Stoned Jesus. En effet, en m’étant renseigné sur le groupe avec le festival, j’était tombé sur Spotify sur un putain d’album de mélange de rap et hardcore, que j’avais vraiment envie de voir du coup. Mais il ne s’agit visiblement pas ici du même Harm’s Way, puisqu’on a juste droit à un hardcore beatdown somme toute assez classique et pas franchement intéressant. Seul fait notable, le chanteur est vraiment une montagne de muscles (oui je sais, ça fait pas lourd).

 

Harms_way-06

Harm’s Way

 

Harms_way-07

Harm’s Way

 

Harms_way-02

Harm’s Way

 

Voir toutes les photos de Harm’s Way

 

Du coup, on retourne vite fait à la Valley pour se remettre une dose de stoner, avec Wo Fat qui débarquent avec un son ÉNORME (voire même légèrement trop) qui remet d’aplomb vite fait bien fait. C’est lourd, c’est lent, c’est bon.

 

Wo_Fat-02

Wo Fat

 

Wo_Fat-03

Wo Fat

 

Wo_Fat-07

Wo Fat

 

Wo_Fat-06

Wo Fat

 

Wo_Fat-05

Wo Fat

 

Voir toutes les photos de Wo Fat

 

Sur les conseils d’Éric, le saint patron de Metalorgie, je reste ensuite à la Valley pour le concert de Ramesses, groupe fondé à la base par d’anciens membres d’Electric Wizard (mais qui ne jouent plus dedans). Avec ce CV, on s’attendait certes pas à un son cristallin, mais là c’est tellement dégueulasse qu’on ne distingue rien des compositions et il est impossible pour moi de rentrer dans le concert.

 

Ramesses-03

Ramesses

 

Ramesses

Ramesses

 

Ramesses-02

Ramesses

Voir toutes les photos de Ramesses

 

Je me casse donc fissa pour me rendre sous la Temple pour la prestation de Behexen. Le set est bourrin mais les morceaux du groupe, bien que très orthodoxes, sont assez intéressants pour tenir en haleine. On ne révolutionnera pas le black metal ici, mais le concert était tout de même fort plaisant. Chose rare, les corpse paints et costumes sont pour une fois assez impressionnants, avec une « evilitude » loin d’être ridicule, sauf pour cette pauvre bassiste qu’on croirait sortie du « club gothique » de la classe de 3ème B du collège de Melun.

 

Behexen

Behexen

 

Behexen-02

Behexen

 

Behexen-03

Behexen

Voir toutes les photos de Behexen

 

Deuxième claque de la journée sous la Valley avec le concert incroyable de Jambinai, groupe de post-rock coréen avec des instruments traditionnels. Le public est scotché tant la performance est habitée et les morceaux audacieux avec cette guitare metal qui vient s’ajouter sur un fond tribal aux sonorités inquiétantes et inhabituelles pour nous. Ce fut impossible de quitter la tente avant la fin tant le sublime dernier morceau (Connection) et sa montée épique m’a cloué sur place. Monumental.

 

Jambinai-05

Jambinai

 

Jambinai-08

Jambinai

 

Jambinai-02

Jambinai

Voir toutes les photos de Jambinai

 

Passage rapide par la Warzone pour prendre quelques photos de Vision of Disorder, groupe de hardcore qui tend vers le nu metal. C’est bien sympa et pêchu, mais à cette heure là, la faim prend rapidement le dessus sur l’envie de rester.

 

Vision_of_Disorder-03

Vision Of Disorder

 

Vision_of_Disorder-05

Vision Of Disorder

 

Vision_of_Disorder-06

Vision Of Disorder

Voir toutes les photos de Vision Of Disorder

 

Une pause déjeuner plus tard, c’est Earth qui investissent la Valley pour un concert définitivement trop doom pour moi. J’ai pas tenu plus longtemps que le temps qui m’était alloué pour prendre des photos, ayant vraiment du mal avec les groupes qui jouent un accord tous les quarts d’heure (je me suis d’ailleurs toujours demandé comment faisait la batteuse pour jouer si lentement, ça doit être super dur de tenir le rythme, enfin bref).

 

Earth-06

Earth

 

Earth-03

Earth

 

Earth-08

Earth

Voir toutes les photos de Earth

 

Malgré le fait que je les apprécie plutôt sur album, les gars d’Inquisition (black metal ouvert d’esprit) ne m’ont pas captivé sur scène. Vu qu’il s’agit d’un duo guitare/batterie, le son est forcément très dépouillé et pas super équilibré et n’aide pas à rentrer dans les compositions complexes des derniers albums en live. Dommage, j’en attendais pas mal.

 

Inquisition-02

Inquisition

 

Inquisition

Inquisition

Voir toutes les photos de Inquisition

 

Après moult hésitations, je fais une croix sur les Melvins pour aller voir Hatebreed sur la Mainstage 2, mais, arrivé trop tôt, je me vois contraint de subir le set des immondes pleurnichards de Bullet For My Valentine en attendant le prochain concert. Une fois le supplice passé, Hatebreed débarquent : sans aucune surprise, c’est mortel, ça tabasse dur et c’est la grosse bagarre dans le public (le sac photo m’empêchant malheureusement d’y participer). Hatebreed ont maintenant plus de 20 ans de carrière et toujours la même énergie et le même esprit. C’est ça le hardcore !

 

Hatebreed

Hatebreed

 

Hatebreed-02

Hatebreed

 

Hatebreed-03

Hatebreed

Voir toutes les photos de Hatebreed

 

Pour ne pas perdre ma place devant la Mainstage 2, je suis obligé de subir le set entier de Volbeat qui me semble durer à peu près 2 ans. Les chiansons sont toutes les mêmes, c’est dégoulinant de partout, c’est insupportable. Mais le résultat en valait la souffrance, car je me retrouve pile en face de la scène pour le putain de concert de Dropkick Murphys. Le groupe, très en forme comme toujours, dégage cette énergie et cette force qui leur sont propres en live et il est impossible de ne pas sauter en se pétant la voix. La setlist semble assez classique en apparence (ça commence par The Boys Are Back, ça finit par I’m Shipping Up to Boston, comme d’hab) mais inclut en fait quelques surprises, comme 2 nouveaux morceaux extraits de l’album à paraître cette année. Nouveaux morceaux qui tirent encore un peu plus sur le folk-rock très US, ce qui n’est pas pour me déplaire car c’est une de leurs facettes que je préfère. Mention spéciale à Rose Tattoo, chanson géniale sur laquelle ma voix est définitivement décédée. Dropkick en live, c’est toujours un excellent moment de communion entre le public et le groupe, c’est toujours une immense fête qui fait oublier tout le reste, n’en déplaise aux nombreux casse-couilles sans goûts qui les critiquent.

Rammstein étant totalement inaccessible (mais je les ai vu une semaine plus tôt au Download, donc pas de regrets) et le secours d’un mec en comas éthylique m’ayant fait rater Abbath, je termine donc cette première journée sur cette note extrêmement positive. Reste plus qu’à dormir un peu avant d’enchaîner sur la journée du samedi !

Tops de la journée : 

Flops de la journée : 

Note technique : pour la couleur, j’utilise ici exclusivement de la Portra 400, développée à la maison avec un kit C-41. Les photos 135 sont prises avec mon Nikon F90x (objectifs : un Sigma 24-70 f/2.8 et un Sigma 70-200 f/2.8), le 120 avec mon Yashica Mat 124G. Pour le noir et blanc, j’utilise de la Tmax 400 poussée à 1600 dans du révélateur Tmax. Toutes les photos N&B sont prises avec mon Nikon F80 et les mêmes objectifs que pour la couleur. 
Remerciements : un grand merci au Hellfest et en particulier à Roger de Replica Promotion pour l’accréditation

Galeries

The Shrine

 

 

Moonreich

Stoned Jesus

Harm’s Way

Wo Fat

 

Ramesses

 

Behexen

 

Jambinai

Vision Of Disorder

Earth

 

Inquisition

 

Hatebreed

Ambiance

By | 2017-03-27T08:52:56+00:00 juin 24th, 2016|Concerts, Hellfest 2016|1 commentaire

About the Author:

www.floriandenis.com

Un commentaire

  1. […] Lire le report sur Analogic […]

Laisser un commentaire