Festival Visions 2017 et L’arme à GOSH !

Festival Visions 2017 et L’arme à GOSH !

Ceci n’est pas un « Live report » du Festival Visions 2017 qui a eu lieu au fort à Plougonvelin dans le Finistère. Je n’y étais pas pour photographier les artistes sur scène, mais pour un projet/atelier nommé « L’arme à Gosh ! » de l’association dont je fais partie : GOSH !

 Le site de Bertheaume 

Une petite présentation du festival qui en est a sa cinquième édition : un festival organisé par Juliette, Guillaume et David et le label Les disques Anonymes. Le festival a lieu depuis deux ans dans un cadre idyllique : le Fort de Bertheaume. Déjà on est dans le Finistère donc c’est beau, et le fort est un ancien fort militaire qui a été construit sous Vauban et qui se trouve sur un îlot accessible par une passerelle. Les concerts n’ont pas lieu sur l’îlot mais sur trois scènes dont la principale est dos à l’océan, et avec un théâtre de verdure qui permet de voir les live dans des conditions optimales. Deux petites scènes en plus et le site est capable d’accueillir les 6500 festivaliers sur 3 jours cette année. Le festival reste donc à taille humaine et ça permet de pouvoir tout voir, de manger, de boire des bonnes bières bio/locales sans se taper une queue de fou, à part peut être pour les WC.

Satan.

Pour ce qui est de la programmation c’est 60 artistes sur 3 scènes et trois jours, et il y en a pour presque tout le monde. Pas mal d’artistes de la scène électro mais pas que, du black metal, de la folk, du garage, un peu de tout mais sans jamais tomber dans le facile. Une programmation pointue donc, mais qui permet de découvrir pas mal de choses dont je n’avais jamais entendu parler avant.

Seule.

Il y a aussi un côté « développement durable » sur le festival et un mini-centre de tri, vaisselle participative, cendriers rigolos, détergents faits maison, vaisselle et couverts réutilisables, sont mis en place pour le bien être des festivaliers et surtout du site à la sortie du festival. Il y a un seul et unique restaurant pour tout le monde, et c’est assez varié, très bon et un peu exotique, bio quand ça peut et les produits viennent de circuits courts (viandes, légumes, etc…).

Camping sauvage.

 

Voilà pour ce qui est du festival. Passons maintenant à la raison pour laquelle je me trouvais en ce premier week-end d’Août dans ce fort chouette festival. Je fais partie depuis quelques années d’une association qui oeuvre pour la transmission de la diversité des pratiques photographiques et de leurs savoir-faire. Donc évidemment cela passe par la photographie argentique. L’association gère un laboratoire photographique sur Rennes, et organise divers ateliers chaque année comme la pratique du cyanotype, de la chambre photographique, du développement argentique, et du tirage sous agrandisseur ainsi que des cours d’art photographique.

Le Vendeur de disque en pleine forme.

 

Nous étions donc sur le festival pour animer un atelier qui consistait à prêter (contre caution) un appareil photo chargé avec une pellicule noir et blanc de 12 poses. Nous avions dix appareils à prêter, 8 Konica Pop et deux Lomo (un OKTOMAT et un Sampler). Les festivaliers les ont pris pour la journée et nous avons développé les pellicules en soirée. Nous avions prévu de scanner après mais la relation scanner/ordi a eu des soucis, et entre le chargement d’un logiciel et le changement d’ordinateur, les photos du samedi ont été numérisées le dimanche et celles du dimanche le mardi chez moi quand j’ai récupéré les négatifs (je ne pouvais pas rester le dimanche sur le site). Evidemment ce n’a pas été sans soucis, c’était la première fois qu’on faisait cet atelier et il y a eu des problèmes, certains appareils ont déconné mais le principe a plu à tout le monde, autant aux festivaliers qui ont pu se procurer un appareil qu’aux organisateurs.

Résultats à voir ici :

 

spectateurs devant Winter Family.

 

Je tiens à remercier tout particulièrement Juliette, Guillaume et David, qui par leur gentillesse, patience, et disponibilité nous ont permit d’organiser l’atelier. Pour leur accueil aussi, tout au long du festival, avant et après aussi. Les artistes, les groupes, le public qui a joué le jeu, les cuisinières/cuisiniers pour les bons repas, mes logeurs, Syd, Lester, Steven qui m’ont bien fait poiler. Et surtout celui sans qui je n’aurais pas réussi à faire cet atelier, Nicolas de Gosh!

Toutes les photos panoramiques ont été prises avec un Horizon 202 sur de la Fuji Xtra 200 périmée, les photos noir et blanc rectangles avec un Leica M7 sur de la Trix, les photos couleurs pas panoramiques avec un Fuji GA 645 ZI sur de la Fuji Pro 160, et les photos noir et blanc carrées avec un Hasselblad sur de la Fomapan 400. Les deux dernières ont été prises sur du papier positif direct à l’aide d’une chambre Intrepid 4×5 camera par Nicolas Lebon. Le dessin « Camera Porn » a été dessiné par Frank-Olivier Martin.

 

By | 2017-09-10T09:06:54+00:00 septembre 7th, 2017|Concerts, Uncategorized|0 commentaires

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