Festival Transfer #2 -Lyon – 2 et 3 mars 2018

Festival Transfer #2 -Lyon – 2 et 3 mars 2018

C’est avec un retard incommensurable que je publie cet article concernant le festival Transfer qui s’est déroulé au Transbordeur (Villeurbanne) les vendredi 2 et samedi 3 mars 2018. A l’époque, il faisait encore nuit vers 16h30, le thermomètre ne dépassait pas les 15° et personne ne portait de short. L’équipe de Mediatone s’est justement dit qu’il fallait nous apporter un peu d’énergie pour nous aider à sortir de l’hiver. Après une première édition, en 1017, qui sentait bon le sable chaud (Shame, Cage The Elephant, Il Est Vilaine…), le festival a mis les bouchées doubles pour le line up de cette année.

 

Le vendredi soir, c’est surtout guitare !

Les embouteillages m’ayant empêché de profiter du set de KCIDY qui ouvrait le festival, je file me consoler vers la scène pour découvrir Mild High Club, groupe copain des King Gizzard. Le groupe est tout en douceur, même un peu trop, et ne parvient pas à assouvir ma soif de décibels. Le duo The KVB fait mouche avec son set de rock robotique finissant par une version shoegaze de Sympathy for the Devil. 

Vient le moment où arrive la tête d’affiche de ce festival Transfer : King Gizzard & The Lizard Wizard. La grande salle du Transbordeur affiche complet, la scène aussi puisqu’il faut compter pas moins de deux batteurs, trois guitaristes, un claviériste et un bassiste sous les projecteurs. Les Australiens démarrent à plein vitesse avec l’imparable Rattlesnake, la suite ne sera que hochements de têtes sur fond de riffs furieux.

Après la pop de BRNS, avec laquelle j’accroche moins, c’est à Zombie Zombie que revient l’honneur de clore cette première soirée. Avec deux batteries et un clavier, le trio pose une ambiance post-apocalyptique façon John Carpenter dans le Club Transbo. Après le bush australien, me voici dans un New York délabré guettant si Snake Plissken apparaît au milieu du public.

Le samedi, c’est guitare aussi !

On démarre cette deuxième soirée, avec le merveilleux et improbable Villejuif Underground. Si les Beach Boys avaient vécu dans le Val-de-Marne à la place de la Californie, ils auraient sans doute sonné comme ça. Nathan, le chanteur à la nonchalance australienne, passe la plupart du set à chanter en arpentant le public, escaladant le bar ou se frayant un chemin vers les toilettes. La magie opère, le public est séduit, Villeurbanne et Villejuif ne forment qu’un.

C’est au tour de HMLTD d’investir la scène du Club Transbo. Les Londoniens, qui m’avaient déjà agréablement surpris au TINALS 2017, enfoncent le clou. Les morceaux comme Stained ou To The Door déploient des uppercuts à répétition. Malgré des soucis de micro, le groupe envoie ses envolées glam-punk électrisantes sans sourciller, le Transbo transpire.

Pour rafraîchir l’atmosphère, Transfer a misé sur la cold wave de Trisomie 21. Le public est largement composé de fans du groupe, formé il y a plus de 30 ans. Le set est malheureusement très statique, la faut au chanteur qui reste calé derrière un grand pupitre pour lire ses paroles. Dollkraut clôt la soirée et le festival avec son set kraut-disco 70’s, la partie nocturne du festival (qui devait s’étendre jusqu’à 5h du matin) ayant été annulée.

Merci à Emeline et à l’équipe de Médiatone pour l’organisation de ce festival. Rendez-vous à la fin de l’hiver prochain pour la troisième édition !

 

Instant technique : les photos ont été réalisées avec un Nikon F100 (35 et 85 mm) sur du film Ilford HP5 poussé à 1600 et développé dans du LC29.

By | 2018-06-14T12:17:56+00:00 juin 14th, 2018|Concerts|0 commentaires

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Charles, 37 ans, basé à Lyon. Plutôt argentique, plutôt rock, plutôt bière. http://www.charlesfaitdelaphoto.com/

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