Festival Papillons de Nuit, édition 2015

Festival Papillons de Nuit, édition 2015

Avec l’été arrive parfois le soleil mais surtout la saison des festivals et son lot d’artistes connus ou moins connus, mais souvent avec de belles découvertes, de grosses claques ou encore, très rarement, quelques saignements d’oreilles (merci Black M…) !

2015 ne dérogera pas à la règle et c’est donc armé de mon Nikon et d’une flopée de TRI-X que je suis parti en Normandie, à St Laurent de Cuves pour la 15 ème édition du festival des Papillons de Nuits, P2N pour les intimes. Trois jours de festival, 30 groupes, il y a de quoi faire.

Cet article ne retracera pas l’intégralité des groupes mais seulement les concerts qui m’ont plu ou/et qui visuellement valait le coup…

Rentrons dans le vif du sujet…

 

benjamin clementine,p2n 2015, Nico M Photographe-3

Commençons par Benjamin Clémentine, un des premiers concerts du festival. Découverte Transmusicales 2013, il nous a livré un concert intimiste derrière son piano accompagné d’une violoncelliste. Petite anecdote, beaucoup d’artistes vont en Angleterre pour exploser, Mr Clementine lui a quitté Londres pour venir exploser en France. Fait assez rarissime pour être relevé…

 

drone project,p2n 2015, Nico M Photographe-7

Continuions maintenant avec Drone Project. Arrangements psychédéliques et voyage aux frontières de la transe, ce groupe ressuscite les sixties. Un bon moment pour clôturer la premier soirée de Festival.

 

malo,p2n 2015, Nico M Photographe-4

Deuxième journée. Petite scène, premier groupe : Malo’. Sous un beau ciel bleu, ce chanteur de 19 ans nous a fait découvrir son univers folk pop. Un bon moment.

 

izia,p2n 2015, Nico M Photographe-3

Ensuite direction la scène Vulcain qui porte bien son nom vu sa taille . Et c’est un nom bien connu : je cite la petite de Jacques Higelin Izia. Doit on encore la présenter? Après deux albums qui se veulent rock, elle revient avec un troisième album La vague où elle s’essaie à la pop française…. Au delà des chansons, on doit avouer qu’elle a de l’énergie, ca bouge dans tous les sens, le public est réactif. Bref, une petite mise en jambe avant ma plus grosse claque du festival…

 

triggerfinger,p2n 2015, Nico M Photographe-18

TRIGGERFINGER !!! Je perd toute objectivité mais c’est assumé. J’ai beau les connaitre depuis plus d’un an mais je reste toujours, pardonnez moi l’expression, sur le cul quand je les vois en live. Du rock’n roll, de la grosse guitare, un basse-batterie efficace, de l’énergie et une classe!  Le bassiste Paul Van Bruystegem, tout droit sorti du film le parrain, Ruben Block, le guitariste chanteur avec son costard bleu et ces chaussures dorées et à la batterie Mario Goossens sacré meilleur musicien en 2011 au Industry Music Award. A une époque où (malheureusement?) les clés USB et les boutons remplacent les instruments (n’allez pas croire que je n’aime pas les pousse boutons et les disco mobile! ), ça fait du bien de voir, autant pour les yeux que pour les oreilles, un bon groupe de rock’n roll qui se défonce sur scène et qui joue! D’ailleurs, il est important de noter que les trois protagonistes sont alignés sur le devant de la scène, ce qui permet de voir le batteur au même titre que les gratteux. Je pourrais en parler pendant des heures mais je vous laisse vous faire une idée en allant les voir en live…

 

Carl barat,p2n 2015, Nico M Photographe

Après cet uppercut en plein plexus solaire, vient le tour de Carl Barât and the Jackals. Carl Barât, un nom qui vous dit peut être rien mais vous connaissez forcement son premier groupe. Il a été le compère d’un autre londonien bien connu autant pour sa musique que pour ses frasques addictives, je veux bien évidement parler de Peter Doherty. Et oui, Carl Barât était le cofondateur des Libertines.

De la grosse guitare, des sonorités punk anglaises, tout ce qu’il faut pour passer un très bon concert.

 

electro deluxe,p2n 2015, Nico M Photographe-8

Arrive le dimanche, programmation plus familiale mais sans pour autant être bradée. Les excellent Electro Deluxe nous l’ont prouvé. Créé fin 2001, Electro Deluxe est un groupe qui mélange jazz, funk, rap avec des influences allant de Herbie Hancock à Buckshot LeFonque en passant par Meshell Ndegeocello. À la différence de nombreuses formations classées « électro » dont la musique est essentiellement faite par des machines sur lesquelles improvisent des solistes, Electro Deluxe se positionne plus comme un groupe de musiciens dont les morceaux sont agrémentés de boucles ou de samples. Ce qui fait une grande différences en live. Très bon live.

 

 

Pour conclure, Le festival des Papillons de Nuit toujours fidèle à lui même nous a proposé une programmation alliant découverte et grosse prod. Si vous passez en Normandie le week-end de la Pentecôte, n’hésitez pas à y faire un tour, vous trouverez toujours un bon groupe, des bénévoles hyper accueillant et même un bar à tripes!

Je tiens donc à grandement remercier toute l’équipe des P2N plus précisément  Muriel et Alexis pour leur accueil toujours aussi gentil et agréable.

 

Nikon F80 , Kodak TRI-X 400 poussé à 1600, développement avec T-MAX

 

Benjamin Clémentine

 

Drone Project

 

Malo’

 

Izia

 

Triggerfinger

 

Carl Barât and The Jackals

 

Electro deluxe

By | 2016-11-16T09:13:34+00:00 mai 24th, 2015|Concerts|0 commentaires

About the Author:

Laisser un commentaire