Festival Musiques Mêtisses – les 40 ans

Festival Musiques Mêtisses – les 40 ans

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Qué ? que ? quoi ? de la couleur sur Analogic ?! la vie ne serait donc pas qu’un dégradé de gris (les vannes sur les x nuances de gris ayant toutes été usées ces derniers temps, je vous les épargne), mais un petit être doté de saturation ? Allons bon, c’est bientôt l’été je me permets donc de glisser quelques couleurs exotiques pêchées à Angoulême lors de la 40e édition du festival Musiques Métisses. Rassurez-vous, les images de scène sont toujours en noir et blanc, mais j’ai eu l’occasion de faire quelques portraits express des artistes en journée (quand je dis express, c’est environ 45 secondes par artiste après les avoir filmé en live session).

Ester Rada

Musiques Métisses c’est un peu une institution, 40 ans qu’ils sont dans le paysage et c’est là à Angoulême que nombre d’artistes des musiques dites « du monde » on fait leur première scène en Europe. C’est donc comme son nom l’indique le métissage des musiques (sur une base globalement afro) et des publics. Une scène gratuite assure que tout le monde puisse venir écouter un peu de son (scène à contre-jour tout le temps, impossible à photographier, vous n’en verrez aucune image malheureusement), pendant que les gros noms jouent sur la grande scène. Du coup, le public est du genre protéiforme, on brasse les âges et les classes sociales, on métisse quoi !

Côté gros nom justement, on retrouvait l’indébounable Tiken Jah Fakoli (assure le show, mais tourne un peu en rond) et Akhenaton-c-etait-mieux-avant dans le rôle de grand frère cool qui te raconte son adolescence et les Ambassadeurs dans le rôle du super groupe qui a bien fait de se reformer. Bref, les trois noms qui étaient là pour ramener du monde.

Akhenaton

Sur cette grande scène, on retrouvera aussi de chouettes concerts comme Faada Freddy venu faire de la soul avec un groupe 100% à capella, la bande de Vaudou Game au top de la fraîcheur et Monsieur Boubacar Traoré, 73 ans, bah lui aussi au top de la fraîcheur !

Mais au final c’était sur la petite scène que se passaient les concerts les plus intéressants, les découvertes (vous savez, celle à contre-jour où il n’y a pas de photos…).

Le vendredi c’est le Bamba Wassoulou Groove qui arrive avec son énergie et sa fraîcheur pour remuer le par terre. Le samedi ce sera un Moh! Kouyaté hendrixien que l’on retrouve sur la même scène. Mais ma petite préférence ira au dimanche avec les brésiliens de Metà Metà qui nous livrerons une performance complètement barrée, a la limite du noise que Thurston Moore n’aurait probablement pas reniée ! Puis the sera à Throes + The Shine d’enfoncer le clou avec son kuduro-rock survolté ! Enfin, la soirée se finira en marathon de 00h30 à 3h30 du matin avec les vétérans du Bal de l’Afrique Enchantée ! Bref, du beau monde, et surtout quelques belles découvertes !

Seydou Boro

Toutes les images sont sorties de mon Mamiya 645J avec son 80mm 1.9.

Les couleurs sont shootées sur de la Fuji Pro 400h et développés au labo du coin, les noirs et blancs sont sur de la Tmax 400 poussée à 1600 et développée dans du Tmax dev 1+4.

Pour finir, je remercie encore une fois toute l’équipe du festival qui remporte au la main la palme du meilleur accueil de photographe que j’ai pu rencontrer !

 

By | 2016-11-16T09:13:34+00:00 mai 24th, 2015|Concerts, Portraits|0 commentaires

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