Festival des Vieilles Charrues 2017

Festival des Vieilles Charrues 2017

Festival des Veilles Charrues, « petit » festival dans un petit village d’irréductibles situé en plein milieu d’une région qui s’appelle la Bretagne.

A la fois intimiste et proche des gens, ce festival, j’en mettrai ma main à couper, va grandir et devenir le plus grand festival de France un jour…

Et là, tu te réveilles au milieu de 280 000 personnes.

Tu te souviens qu’il est déjà le plus grand festival de France. Pour le coté intimiste, on repassera… Mais ça reste toujours un plaisir d’aller fouler la pelouse de la plaine de Kerampuilh !

Cette année, quelques petits changements. Tout d’abord un site agrandi (comme s’il n’était pas déjà assez grand, les semelles de mes chaussures de randonnée, pourtant des Queshua, s’en souviennent encore !) et surtout… surtout la plus grande des désillusions… Il ne vendent plus de pichets… Comment j’allais faire moi pour renouveler mon matériel de labo (et oui, les pichets de festival sont tellement pratique pour préparer les chimies pour développer nos films ! ). D’ailleurs, je n’étais pas le seul à me plaindre, la majorité des festivaliers l’ont fait également. Le grand retour de l’argentique maison ?

Niveau programmation, comme d’hab. Les Charrues ont tué le game direct. Avec Arcade Fire, Phoénix, le grand retour de Matmatah,  Jean-Michel Jarre (seuls ceux qui commencent à perdre leurs cheveux savent de quoi je parle), et plein d’autres, pas étonnant que toutes les places se soient arrachées et que deux mois avant florissaient sur Facebook (Instagram et Twitter… ouf, le CSA aurait pu nous causer des soucis) la célèbre phrase : « cherche place désespérément, je ferai tellement n’importe quoi pour en avoir ». Je ne veux pas savoir jusqu’où il serait capable d’aller pour les avoir…

Après, je vous rassure, il y a eu quand même des choix surprenants ( pour ne pas dire de la merde genre PNL, MHD ou MIA, je sais, je suis un ouf et je n’ai pas peur de me faire des ennemis).

Bon, je sais que vous adorez me lire mais il est temps d’attaquer les photos. Comme d’habitude, il s’agit de ma propre sélection avec les groupes que j’aime donc je ne serai certainement pas du tout objectif mais je m’en fous, c’est moi qui écrit ! Et puis avec 5 tri-x, la densité des concerts, les sacro-saintes trois premières chansons (et que tu arrives en fosse à la bourre), la validation par les prods (qui nous cassent de plus en plus les c%%**!!£!), je n’ai pas pu tout shooter (dommage, pas de PNL ou MHD…). Alors si tu n’es pas content, j’ai envie de te dire…tant pis.

 

On va commencer par un petit nouveau. Ce nom ne vous est peut être pas connu mais vous verrez, il sera connu, j’en mets ma main à couper! Je parle bien évidemment de Manu Chao (quand j’écris ces lignes, c’est le matin donc niveau humour, je suis pas au top) ! Allez trêve de galéjade, Manu, ben c’est Manu. Il défend la veuve et l’orphelin en espagnol ! Chaque fois que j’entends son nom, je ne peux m’empêcher de penser à Didier et son mythique : « si j’avais le porte-feuille de Manu Chao… ». Après le bonhomme, du haut de ses 56 ans, tient la marée et ça a été le concert en mode Madeleine de Proust (qui, petit point culture, était à la base une biscotte). Ça me rappelle les années lycée à fumer de la « marijuana illégal » en jouant de la gratte sur une plage pour essayer de chopper.

 

Après avoir pris ma dose de « Viva la révolution », direction la petit scène qui porte le joli petit nom de Grall. Et la, je l’ai touché le graal car c’était au tour des The Inspector Cluzo. Bon, que les choses soient claires, j’aime ce groupe, c’est une tuerie, le son est énorme et c’est du vrai rock’n roll ! Il n’y a rien à dire de plus. Ah si, peut être une petite chose, ils sont gascons et ils sont presque aussi fiers que nous, bretons. Ils ont donc commencé leur concert par une chanson traditionnelle qu’un de leur voisin agriculteur est venu chanter pour ouvrir le set et c’était vraiment super chouette. Je vous conseille d’ailleurs de regarder leur reportage Rock & Farmer et vous comprendrez leur démarche.

 

Allez hop, une mini-nuit de sommeil et on ré-attaque avec les Dropkick Murphys. C’est un groupe de punk celtique américain. Le groupe mêle des influences de musique irlandaise traditionnelle, punk hardcore, oï et folk rock à tel point que je croyais que c’était des irlandais… Bien cool comme concert malgré le fait qu’ils aient joué super tôt. Et c’est sur ce genre de concert que le pichet manquait cruellement. C’est typiquement le genre de concert où tu trinques avec tes voisins… Et ça marche pas mal comme musique en Bretagne en plus…

 

On continue avec du lourd. C’est typiquement le groupe qui a tué le game. Phoénix. Perso, je trouve ça cool à petit dose en fond sonore en train de boire l’apéro. Après, visuellement, le show en valait le coup. Il y avait un énorme miroir accroché en hauteur avec un écran sous les pieds des musiciens ce qui donnait un effet pas mal. Heureusement qu’ils ne portaient pas de jupes… Concert sympa avec une grosse ambiance. Je suis content de les avoir vu mais sans plus.

 

Allez hop ! Petite sieste de 4h et c’est reparti pour le samedi ! Et on attaque avec Royal Blood. Le combo basse/batterie marche super et les guitares… Ben en fait, il n’y a ni guitare, ni piano ni ukulélé ni même triangle… Les mecs ne sont que deux, juste une basse et une batterie. Le mec à la basse (ne me demandez pas leurs noms et j’ai la flemme de chercher, Wikipédia le fera pour vous si vous le voulez) joue de la basse comme s’il jouait de la gratte. Concert sympa même s’ils bougent comme des crevettes qui seraient restées hors de l’eau un peu trop longtemps : effet Brexit peut être ?

 

Ensuite vient le tour d’Arcade Fire, tabernacle ! Les canadiens font le show avec le chanteur (pareil, je ne connais pas son nom) qui est bien taré et qui bouge partout. Il se fait aussi un malin plaisir à dégommer les lights de l’avancé de scène ou encore de piquer l’appareil photo d’un confrère, de se prendre en photo avec et de lui balancer, oui je dis bien balancer pour lui rendre. C’est beau un Canon mark 3 qui prend son envol. Heureusement, aucun matériel photographique n’a été maltraité et/ou détruit lors de ce concert. Pour ce qui est du show, un show somme toute classique avec une succession de tubes. Sympa à faire.

 

Allez dernier dodo et on attaque le dimanche. Et la, descente d’organes suivie d’un orgasme ! Seasick Steve, LE Seasick Steve !!! (comme tu peux le sentir, je serai loin d’être objectif et je m’en fous). Blues man créant ses propres guitares, c’est la base de tout et il le fait tellement bien. Un son sorti tout droit des années 60. Parti de chez lui à 13 ans pour découvrir le monde, Steve Gene Wold a hérité de son nom de Seasick lorsqu’en Norvège, il était incapable de monter dans un bateau sans avoir le mal de mer (ce qui nous fait bien marrer, nous bretons). Accompagné d’un batteur encore plus barbu que moi (et la, on peut presque parler d’un exploit), ça envoie à mort. Du vintage mais pas du réchauffé ! Après une arrivée remarquée en tracteur, mes oreilles lui ont dit merci ! (Et oui, après La Femme, je crois qu’elles saignaient…)

Alors toi, petit rockeur en slim et aux cheveux décolorés fan des BB brunes, va chopper un vinyle de Seasick Steve et apprend ce que c’est la vrai musique…

 

Et on finit cette belle 26ème édition des Charrues avec les Midnight Oil. Directement venus du pays des kangourous, tu sais le pays loin en bas à droite, ils nous ont fait du rock et du bon, à l’ancienne. Même s’ils ne sont plus très jeunes, ils ont une vrai présence sur scène (pareil, petit rockeur en slim et aux cheveux décolorés, prends en de la graine). C’était juste parfait pour finir cette 26ème édition.

 

Et pour finir, je voulais vraiment remercier chaleureusement toute l’équipe com avec notamment Claire, Gab, Julie, Choubi et tous les autres. Ainsi que les copains photographes notamment Serge et Guillaume (vous savez le gars qui publie des portraits dans cet article) qui ont su me faire courir (au sens figuré) ! 😉

Et toutes les TRIX-400 poussées à 1600 ont été développées avec amour dans ma salle de bain dans du T-Max.

Et aucun rockeur en slim et aux cheveux décolorés n’a été maltraité durant l’écriture de cet article (même si parfois, c’est pas l’envie qui m’en manque !).

 

Guillaume : Hello tout le monde c’est de moi dont Nico parle plus haut !! Entre deux concerts et les embrouilles avec Kery James j’ai quand même eu le temps de faire quelques portraits en backstage.

 

Seasick Steve

 

Otzeki

The Inspector Cluzo

Killason

Naive New Beaters

Shame

Tous les portraits ont étés faits au Rolleiflex nourri à la TriX développée dans du Berspeed.

Un grand merci à toute l’équipe de l’espace presse pour leur accueil, c’est toujours un plaisir de vous y retrouver tous les ans!

Guillaume

Galeries

Manu chao

 

The Inspector Cluzo

 

Dropkick Murphys

 

Phoenix

 

Royal Blood

 

Arcade Fire

 

Seasick Steve

 

Midnight Oil

 

By | 2017-09-19T14:20:53+00:00 septembre 19th, 2017|Concerts|0 commentaires

About the Author:

Laisser un commentaire