Festival au Fil des Voix 2015

Festival au Fil des Voix 2015

C’est l’histoire d’un mec qui se lance un défi de deux semaines et qui échoue lamentablement le premier soir.

Petit retour en arrière… Tous les ans à l’Alhambra se tient le festival au Fil des Voix qui ramène la crème des musiciens venue des 4 coins du globe. On peut donc se retrouver avec de la protest song Amérindienne, du rap brésilien ou encore des chants médiévaux révolutionnaire occitan. On voyage dans le temps et dans l’espace, mais surtout en musique.

Mais revenons à mon défi. Je couvrais 9 concerts dispatchés sur 2 semaines, le plan était simple : shooter tout ça sur un seul rouleau de Tmax, soit 4 déclenchements par concert !

Le festival ouvre sur Criolo. Huit photos plus tard, je me fais une raison, ce sera deux pellicules. On va dire une pellicule par semaine de festival. Oui, je sais, je n’ai aucune parole…

Jour 1 : Criolo
C’était le seul soir avec un seul et unique concert. Ancien éducateur spé des favelas, le rappeur ramène son aura mystique sur la scène de l’Alhambra pour un concert qui dépasse largement les frontières du rap.

Criolo

Criolo

Jour 2 : Julia Sarr & Dobet Gnahoré
Ce deuxième jour de festival était aux couleurs de l’Afrique. Afro-jazz avec piano viking tout en douceur pour Julia Sarr et blagues belges, mais surtout énergie de grand malade pour Dobet Gnahoré.

Dobet Gnahoré

Dobet Gnahoré

Jour 3 : Maya Kamati & Lindigo (+ Fixi)
On bouge ce coup-ci vers la Réunion, ou comme tout le monde le sait le Maloya en est un des gens phares. Ancien chant des esclaves il sera interdit dans les années 50 par l’administration coloniale par peur de voir naitre un trop grand sentiment d’indépendance.
Maya Kamati nous prend par la main pour nous emmener en douceur vers la Réunion où Lindigo attend sagement de déployer sa machine de guerre du groove tropicale. Terriblement efficace tout ça.

Maya Kamaty

Maya Kamaty

Jour 4 : Sirventès & Pura Fé
C’est ce jour ou tu n’es pas certain d’avoir fait le bon choix en venant dans le froid sur ton vélo voir du chant occitan révolutionnaire du moyen âge et de la protest song amérindienne. Sérieusement, le plan semble foireux dit comme ça.
Et pourtant, Sirventès vient nous rappeler que le punk est peut-être né il y a bien plus longtemps que l’on s’imagine. L’irrévérence des paroles et totale, le son définitivement surprenant, mais efficace.
Pura Fé, c’est donc le côté amérindien et protest song, un peu comme un croisement de Sitting Bull, Janis Joplin et Bob Dylan.

Sirventès

Sirventès

Jour 5 : Djazia Satour & Mashrou’Leïla
Autre machine de guerre scénique pour la clôture, les libanais de Mashrou’Leïla étaient à nouveau de passage à Paris pour y diffuser leur pop-rock. Comme à chaque fois la salle est comble et comme à chaque fois c’est terriblement efficace (même si je les ai trouvés moins en forme que lors de leur concert à la Gaïté Lyrique). Tout ceci était introduit avec le smile et l’énergie de Djazia Satour pour sa soul façon algérienne.

Djazia Satour

Djazia Satour

Sur ce, j’arrête les défis, ce n’est pas pour moi 🙂

Le tout à été shooté avec un Nikon FE2, muni d’un 35mm f2, et d’un 85mm 1.8, sur de la Tmax 400, shootée à 3200 et développée au Tmax dev 1 + 4. Le tout à aussi probablement été sous-exposé comme un débutant.

Galerie :

By | 2016-11-16T09:13:37+00:00 février 9th, 2015|Concerts|0 commentaires

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