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Par soucis d’honnêteté, je précise que si le concert raconté dans cet article est bien celui du 13/10, les photos ont en revanche été prises lors de la date du 14/10. Mais la set-list des 2 soirs étant globalement la même, on s’en tape en peu. Passons donc un peu trop rapidement sur la première partie (désolé George Sound) qui elle n’était pas la même mais que je n’ai pas vraiment pris le temps d’écouter, concentré que j’était sur leurs éclairages difficiles. Le groupe m’a tout de même semblé efficace dans le style Electro Hip-Hop français.

George Sound à l'Olympia - 01

Après un court entracte, Détroit entre doucement sur scène, tout en contrejour, pour entamer le concert par la sublime Ma Muse, immédiatement suivie du plus beau bijou de l’album, Horizon. Malgré un son relativement dégueulasse (surprenant, pour une salle comme l’Olympia), la beauté des morceaux installe tout de suite l’ambiance feutrée et délicate à laquelle on s’attend quand on vient voir Détroit

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Détroit à l'Olympia - 21

Malheureusement, l’apesanteur est de très courte durée. Dès le troisième morceau, le groupe se mue en Noir Détroit et se met à enchaîner les titres de Noir Désir. Alors, évidemment, des morceaux de l’ampleur de A ton étoile ou Comme elle vient restent fantastique, mais pourquoi diable en placer 10 sur une setlist de 19 morceaux ? Pourquoi mettre autant l’accent sur ces morceaux (car le groupe se déchaîne bien plus sur les morceaux de Noir Désir que sur les leurs), avec des versions étendues et retravaillées (dont un Tostaky de 10 minutes), alors que c’est le nom de Détroit qui est affichée sur le panneau lumineux à l’entrée ?

Détroit à l'Olympia - 02

 

On comprend néanmoins cette triste décision quand on voit la réaction du public et l’ambiance qui explose dans la salle chaque fois qu’un morceau de Noir Désir commence. Mais je ne peux m’empêcher pendant tout le concert de ressentir un certain malaise pour Pascal Humbert, qui est contraint à jouer des reprises de l’ex-groupe de son chanteur alors qu’il a a été capable de composer un si bel album.

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Mais une fois digéré l’idée que l’on assiste pas vraiment au concert que l’on est venu voir, on passe tout de même un très bon moment. Même Bertrand Cantat semble sincèrement prendre son pied et les titres s’enchaînent énergiquement, à la façon des tournées « best-of » des groupes cultes sur le retour. C’est sans nul doute un concert efficace et généreux (2h sur scène), mais on en vient quand même à avoir hâte que Détroit se débarrasse du passé de son chanteur pour se concentrer un peu plus sur sa propre personnalité.

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La setlist :

Détroit Setlist L'Olympia Bruno Coquatrix, Paris, France 2014

Les photos ont été prises au Nikon F80 (sauf une au Yashica Mat 124G) essentiellement équipé d’un Nikkor 24 mm f/2.8. Les pellicules utilisées sont des Kodak Tmax 400 poussées à 3200 dans du révélateur Tmax beaucoup trop cher, à 24°C.

Merci à Uni-T pour l’accréditation.

www.unit-production.com

https://fr-fr.facebook.com/GeorgeSoundOfficiel

www.detroit-music.com

www.olympiahall.com


Toutes les Photos :

Détroit :

 

George Sound :