L’ukraine, grand pays de l’est, qui pour certains évoque le grenier à blé de l’URSS au temps de nos vieux cours d’histoire géo. Depuis quelques temps et surtout depuis une certaine révolution, il est sur le devant de la scène internationale. Je ne reviendrais pas sur la révolution et les combats ni les forces en présence qui y ont lieu, et ceux qui continuent, il y a encore des bons journalistes pour écrire la dessus, faut il encore les trouver.

Dakhabrakha

Dakhabrakha

Par contre je peux vous parler de ce groupe ukrainien qu’est DakhabrakhaLeur nom veut dire « donner/prendre » en vieux dialecte ukrainien. Issus du milieu universitaire pour certains et du monde du théatre pour d’autres, le quatuor (trois femmes et un homme) s’est fait connaitre en France par le festival des Transmusicales. En effet cet hiver le groupe a fait grande sensation sur le festival, tout le monde, public et le staff, en parlaient beaucoup avant leur prestation et après aussi. C’est dire si les Dakhabrakha inconnus jusqu’alors allaient laisser des traces.

Ils étaient de retour sur Rennes pour deux concerts à l’Ubu, un concert en public et un autre réservé à ceux qui travaillent aux transmusicales pour la soirée de fin de saison. C’est à ce dernier que j’ai pu assister et c’est tant mieux car la veille, les places s’étant vendues comme des petits pains il ne restait pas beaucoup de champ libre dans la salle pour les photographes. Leur musique est un mélange de musique folklorique ukrainienne (à ce qu’on m’a dit car je n’en ai pas vraiment écouté de musique traditionnelle ukrainienne jusque là) avec des incursions de sons et mélodies tendant plus vers la world music avec les instrument venant de tous les coins du monde. Un mélange qui peut sur le papier surprendre et en version studio peut être un peu trop produit. Mais qui sur scène prend toute son ampleur et devient bouleversant tant ça regorge d’émotions. La première fois que je les avais vus aux Transmusicales, le groupe jouait en costumes devant un écran ou était projeté des images de la révolution. C’était fort, mais cette fois ci c’est en costume toujours mais sans écran. C’était toujours aussi fort, les voix mélangées avec des tambours, du violoncelle, et pleins d’autres instruments faisaient que la magie opérait encore.

Si le groupe passe dans votre région, n’hésitez pas, vraiment !

Dakhabrakha

Dakhabrakha

Dakhabrakha

Dakhabrakha

 

Dakhabrakha

Dakhabrakha

 

Le portrait a été réalisé avec un Hasselblad 500c sur de la Kodak Portra 400 isos. Les photos de concert ont été quand à elles faites avec un contax G1 et de la kodak tmax poussée à 3200 isos et développée par mes soins.

 

Je tiens à remercier Delphine de l’association transmusicales qui m’a permit d’avoir accès au groupe et de m’entretenir avec eux afin de pouvoir les prendre hors scène. Merci à l’ubu, au groupe pour leur gentillesse.