Black Rebel Motorcycle Club – Le Bikini – Toulouse

Black Rebel Motorcycle Club – Le Bikini – Toulouse

American Vibes au Bikini 

Jouons carte sur table : je suis une « inconditionnelle » du rock crépusculaire de BRMC. Donc autant vous dire que l’envie d’avoir une accréditation photos pour LE groupe que j’aime le plus (entre autres) m’a fortement chatouillé l’esprit. Merci Le Bikini !

Petite appréhension pour moi en amont de la soirée : Black Rebel Motorcycle Club en CD’s, ça dépote et je me les écoute tous en boucle depuis des années sans lassitude. Mais en concert, ça donne quoi ? Croisons les doigts pour que ce ne soit pas un de ses groupes décevants sur scène !

Verdict : Mitigée !

THE VACANT LOTS

Choisis pour la tournée internationale du trio américain, Jared Artaud et Brian MacFaden sont deux mecs venus tout droit du Vermont. Du rock psychédélique et minimaliste avec un gout très prononcé pour les distorsions ou plus simplement une musique pensée par les psychiatres et à destination de tous les patients atteints de troubles de l’humeur.

Plus sérieusement, la musique est assez « stratosphérique ». J’en suis ressortie dubitative, ne savant pas trop comment me positionner face à eux. Et ce questionnement va plus loin que le classique « j’aime / j’aime pas ».

Noirceur et puissance, voilà ce qui se dégage à travers leurs textes et leur son. Ambiance renforcée par la fumée (parfois un peu trop !) sur scène et les jeux de lumières.

Très honnêtement, j’ai pas grand chose à dire sur eux, leur présence en première partie est efficace et cohérente avec la suite du programme. Pour le reste, voici le lien de leur bandcamp, reste plus qu’à aller écouter par toi même si tu veux te faire une idée de leur projet !

 BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB

Première pensée photographique : « je suis dans la M****« . Parce qu’on fait les malins avec nos vieux appareils et nos films black & white sur Analogic mais quand tu te retrouves face à une scène inondée de fumée (le mec a du s’endormir sur le bouton, voilà ce qu’on s’est tous dit devant le crash !) et des lumières rouge et magenta, tu te demandes vraiment ce que tu vas réussir à sortir au dev !

Et cette pensée, j’ai eu le temps de me la passer en boucle dans ma tête, le groupe ayant bien pris son temps avant d’arriver sur scène.

Le Black Rebel Motorcycle Club tire l’origine de son nom dans un gang de motard dont la figure de proue est incarnée par Marlon Brando dans L’équipée Sauvage (film de 1953).  Ayant en tête ça, tu peux très bien imaginer Peter Hayes avec sa chemise et son harmonica ainsi que Robert Levon Been avec sa belle veste en cuir noir. Courageux les mecs de tenir tout un concert de rock dans cette tenue avec l’ambiance halitueuse que nous promet les artistes. Et c’est sans oublier la fabuleuse Leah Shapiro qui se tient en maîtresse de cérémonie haut perchée sur sa batterie !

Alors ce concert était-il mordant et crépusculaire comme on (JE!) pouvait l’espérer ? Non.

Déjà, le son : oublie le son crasseux avec lequel sont mixés les albums du groupe ! On a eu droit à un son mou, très propre et surtout beaucoup trop rond et étouffé. Ca te met une distance d’emblée face à ce qui ce joue sur scène. Le public est bon spectateur et apprécie en dodelinant la tête. Robert Levon Been donne tout ce qu’il a dans les tripes sur scène même si la mayonnaise ne prend pas vraiment, et ça on ne peut pas le lui reprocher.

Le groupe est là pour nous présenter avant sa sortie leur 8ième opus : Wrong Creatures à paraître en janvier 2018. S’ajoute à cela une setlist couvrant un large éventail de leur discographie et remontant jusqu’à Howl aux tonalités très folk / country. Pas assez de Baby 81 à mon goût mais bon c’est mon album préféré, cette remarque n’est absolument pas objective !

Un verdict mitigé donc pour ma part : ce fut un bon concert rock qui ne décolla pas vraiment.

Côté Technique : Toujours la même configuration avec mon fidèle Canon EOS 33. Prises de vues au 50 / 35mm et avec de la HP5+400 poussée à 3200. Développement maison avec du Rodinal en 1+25. 

By | 2017-12-05T16:57:16+00:00 décembre 5th, 2017|Concerts|1 commentaire

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Un commentaire

  1. Thib 10/12/2017 à 10 h 11 min ␣- Répondre

    Toute l’intensité de tes photos tient à la vitesse à laquelle on bascule de la lumière aux ténèbres. Les musiciens de BRMC semblent suspendus à un fil, leur musique et leurs instruments semblant seuls pouvoir les arracher à la noirceur qui gronde derrière eux. Alors musicalement ce n’était peut-être pas ça mais visuellement, c’est prenant.
    Quant à la première partie… Un joli côté Lynch dans ce vaporeux et ce fantômatique inquiétants.

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