Les 10 ans de Born Bad Records -Transbordeur – Lyon (06/05/2017)

Les 10 ans de Born Bad Records -Transbordeur – Lyon (06/05/2017)

Le 6 mai, Born Bad Records fêtait ses 10 ans à Lyon, fief charcutier (NDA : pardon d’avance pour les comparaisons culinaires de cet article mais il est rédigé à l’heure du déjeuner). Afin de célébrer cet événement dignement, le label s’est associé à AFX pour proposer une soirée riche en calories au public du Transbordeur. Le menu se composait d’une entrée punk-garage stellaire, d’un plat principal noisy et transpirant suivi d’une garniture gratinée et criée pour finir sur un dessert qui t’explose en bouche. Le tout accompagné de DJ sets en guise de trous normands.

 

The Scaners

Le groupe lyonnais (remplaçant in-extremis Magnetix) est donc là pour nous ouvrir l’appétit. Leur rock garage survolté fait bien monter l’ambiance. Le dressage du plat est parfait : lunettes noires, vestes en jeans à patchs, main gantée. Ça pimente agréablement tes oreilles, un peu comme si on avait glissé quelques gouttes de tabasco dans ta salade lyonnaise.

 

Usé

Premier plat de résistance sur la carte, le multi-instrumentiste bricoleur hypnotiseur dévoile toutes ses saveurs. Le croquant d’Amphétamine se combine bien avec les  zestes de crooner bancal et le moelleux hypnotique des autres morceaux qui agrémentent la recette. Le show d’Usé se finit avec une distribution de gouttes de sueur aux spectateurs du premier rang qui ont l’air d’apprécier l’assaisonnement.

 

JC Satàn

Deuxième service avec le combo cinq étoiles bordelais ! Même si c’est la troisième fois que je vois le groupe en 2 ans, l’effet coup de poing est toujours là. Le groupe s’impose par la force sonore, ne laissant pas le choix à son auditoire d’ouvrir les oreilles pour avaler décibels, stridences et cris. JC Satàn matraque en règle pendant que les premiers rangs rebondissent les uns contre les autres.

 

Frustration

A ce stade du repas, on commence à être légèrement grisé par l’alcool, détendu par la digestion de plats précédents. C’est donc le moment que choisit Frustration pour t’injecter une bonne de sucre. La rythmique se fait acide, couverte de copeaux ciselés de guitare et de claviers. La voix enrobe tout cela d’une certaine gourmandise. Le groupe distribue de l’énergie à tout va et le public réagit, devient une masse mouvante. Ici et là, quelques corps tentent de naviguer sur ce public transformé en mer tandis que Frustration distribue les coups de canon avant de mettre les voiles.

 

Instant technique : les photos ont été réalisées avec un Nikon F100 (35, 85 et 105 mm) sur films Delta 400 et HP5+ d’Ilford à 3200 ISO développés à la maison dans du LC29 (1+9).
By | 2017-05-25T13:44:53+00:00 mai 25th, 2017|Concerts|1 commentaire

About the Author:

Charles, 37 ans, basé à Lyon. Plutôt argentique, plutôt rock, plutôt bière. http://www.charlesfaitdelaphoto.com/

Un commentaire

  1. LECARME 29/05/2017 à 9 h 40 min␣- Répondre

    Article brillamment rédigé, de belles métaphores… BRAVO !

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