Mes rencontres Transmusicales, le vendredi.

Mes rencontres Transmusicales, le vendredi.

Arrivée assez tôt sur le site pour voir ce qu’il va se passer à l’étage dans l’après-midi et surtout pour voir Fuzeta, petit groupe lorientais dont on m’avait dit le plus grand bien. Bon, le début me plait pas mal. Ils ne révolutionnent certes pas la pop musique mais ils jouent bien. Au bout d’un quart d’heure, passée la bonne surprise, le soufflet retombe. Bons musiciens, bon chanteur, des belles harmonies, mais ça ne prend pas. C’est pas mauvais mais ça rentre par une oreille et ressort par l’autre sans avoir déclenché la moindre émotion entre les deux. Très statique, le groupe ne bouge pas ou peu, c’est dommage.

I Me Mine, c’est différent. Un autre style entre les Beatles et Syd Barret, le trio joue bien mais surtout a une présence scénique énorme. Eux non plus ne vont pas révolutionner la musique mais ils défendent leur bout de gras. Ca saute partout, ça grimpe sur la batterie, ça se la pète mais ça fait plaisir à voir.

I Me Mine.

I Me Mine.

My summer Bee, le quintet joue de la pop plutôt style New Order assez dansante, avec des belles voix, du clavier, etc… C’est assez joli mais ça ne dure pas, ça tombe vite dans le brouillon, c’est dommage.
C’est au tour de Darjeling speech de venir sur scène. Le chanteur est un des MC du groupe rennais Micronologie, et c’est sans doute pourquoi la salle s’est remplie d’un coup. Des textes crus, portés par un groupe avec un vrai batteur, quelques samples et de la guitare. Ca ne me touche pas du tout, je n’aime ni les textes ni la façon de les déclamer, ni le reste, bref, je ne reste pas.

Darjeling Speed

Darjeling Speech

Direction le parc expo pour manger et voir plein de nouvelles choses. Je rate la Fine Equipe, du rap, tant pis mais en contrepartie je vois Grand blanc, bon sujet de discorde avec quelques copains. Je les ai entendus à la radio et la première fois j’ai carrément changé de station. La seconde, je suis resté écouter et j’avais du mal à croire qu’ils chantaient en français. C’est donc avec quelques a priori que je me retrouve devant ce groupe. Et là j’apprends qu’ils font les premières parties de Fauve, comme s’il en fallait encore plus pour me faire fuir. Ca ne ressemble pas à du Fauve, ce serait plutôt situé entre Bashung (mauvaise période)  et du Gerard Manset qui aurait prit de la coke. C’est pas mal, enfin pas totalement mauvais. A un défaut près, c’est qu’on ne comprends pas tout à ce qui se dit dans le texte, un peu comme un épisode du Petit Quinquin. Puis ça devient complètement brouillon, on perd le chant, la basse et à peu près tout le reste, le concert se finit dans une bouillie de son pas terrible.

Grand Blanc

Grand Blanc

Je rejoins Dad Rocks, groupe situé au nord (entre le Danemark et l’Islande) et ça me parait assez normal, vu les gars habillés comme pour aller à un réveillon de noël avant l’heure. Ils sont pleins sur scène avec des cuivres etc… Bon c’est folk, pop, assez joli mais pas fait pour moi. C’est très propre, ils ont l’air gentils, ils sourient, contents d’être là visiblement. Je suis content pour eux !

Repassons d’un hall à l’autre, pour voir Metá Metá que j’avais croisé dans l’après midi en concert impromptu et acoustique et qui ne m’avait rien dit qui vaille. Mais là, sur scène, le groupe prend une toute autre dimension. Ce n’est plus la musique brésilienne que j’avais entendu, mais ça donne entre du free jazz tendance Zorn (John) et de l’afrobeat. C’est génial. Je reste tout le concert devant, ça me subjugue. Une des grosses révélations de cette année est devant moi.

Meta Meta

Metá Metá

Retour vers un truc un peu plus classique, quoique. Cosmo Sheldrake, comme chaque année un ovni est invité par Jean Louis Brossard, programmateur des Transmusicales, et cette année c’est donc lui. Sorte de Rémy Bricka des années 2000. Le gars est une fanfare à lui tout seul. Il utilise des samples, des boucles et des instruments « normaux » et façonne ses morceaux. C’est très sympa et en plus très bon, vraiment très bon !

Cosmo Sheldrake.

Cosmo Sheldrake.

Et puis voici venir Naked (on drugs), eux je ne sais pas pourquoi je voulais les voir, peut être à cause du nom (naked comme Naked City avec John Zorn dont je parlais tout à l’heure) ou de ce que j’avais lu sur eux. Bref, je voulais les voir et je n’ai pas été déçu. Du funk blanc à la James Chance, du « No New York »  avec un lyonnais dans le groupe, le chanteur/saxophoniste, un deuxième saxo avec une tête de Christopher Walken jeune, et une nonchalance non feinte. C’est vraiment très bon !

Naked (On Drugs)

Naked (On Drugs)

En face ça bouge pour Smoove & turrell, de la « Nothern Soul » blanche du meilleur goût. Des cuivres, du rythme, un régal et le public ne boude pas et danse. Très bon groupe avec un clavier garni d’une coupe entre un Playmobil et un Beatles, qui fait le spectacle en grimpant sur son orgue.

Smoove & Turrell

Smoove & Turrell

Je finirai le vendredi par le seul truc qui m’a laissé un souvenir en fin de soirée : Compact Disk Dummies. Deux frangins, deux claviers et deux déguisements ridicules et brillants. C’est assez rigolo même si c’est un peu trop électro à mon goût mais ils bougent dans tous les sens en gardant une bonne option musicale. C’est assez frais, surtout passé 4h du matin !

 

By | 2016-11-16T09:13:38+00:00 décembre 8th, 2014|Concerts|0 commentaires

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